POLITIQUE

Demande de remaniement : Blais refuse de se prononcer sur son avenir

12/01/2016 01:56 EST | Actualisé 12/01/2016 02:18 EST

QUÉBEC – Le ministre François Blais fait peu de cas de l’appel à son départ lancé par un regroupement de commissions scolaires anglophones.

François Blais refuse de spéculer sur son avenir à titre de ministre de l’Éducation. «Je ne ferai aucun commentaire sur des rumeurs, [c’est] au premier ministre de répondre à ces rumeurs-là», a-t-il dit mardi matin en marge d'un événement de presse sur l'accueil des réfugiés.

Il n’a pas non plus voulu s’avancer sur sa performance depuis son arrivée en poste à l’Éducation. «Je ne ferai pas une auto-évaluation non plus, aujourd’hui», a dit François Blais.

Le directeur général de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Marcus Tabachnick, demande au premier ministre Philippe Couillard de remplacer son ministre de l’Éducation lors du remaniement ministériel qui semble imminent. Marcus Tabachnick souhaite que François Blais soit remplacé par «quelqu’un qui connaisse réellement quelque chose [à l’éducation]», a-t-il confié au quotidien Le Devoir.

Le ministre Blais attribue ces commentaires à une «résistance au changement» face à sa réforme des commissions scolaires qui met fin aux élections scolaires et crée des conseils scolaires formés de parents, de membres du personnel et de membres de la communauté.

«C’est sûr que les commissaires scolaires — parlons des commissaires scolaires — résistent à cette réforme-là, croit François Blais. On est en discussion avec eux, notamment avec les commissions scolaires anglophones. Donc, je pense qu’il y a beaucoup de gens qui préféreraient le statu quo. Je leur ai dit, le premier ministre leur a dit aussi, que le statu quo n’était plus possible.»

Le ministre a vanté le rôle accru des parents dans les nouveaux conseils scolaires. «Que vous parliez français ou anglais, je pense qu’il y a le même intérêt pour ces changements-là», estime-t-il.

«Quand on parle aux gens en général et qu’on leur explique ce projet-là, les gens disent que ça a bien de l’allure, ajoute-t-il. Il y a une résistance de la part des commissaires scolaires, anglophones ou francophones.»

Plusieurs observateurs ont reproché à François Blais d’être déconnecté du réseau scolaire. Marcus Tabachnick, lui, estime que le ministre fait «la sourde oreille».

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