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Des emplois pour les Syriens qui viendront en Atlantique?

01/01/2016 11:21 EST | Actualisé 01/01/2016 11:21 EST

Les gouvernements des quatre provinces atlantiques ont offert d'accueillir des centaines de réfugiés syriens. Mais ces nouveaux arrivants trouveront-ils de l'emploi dans cette région où le taux de chômage est parmi les plus élevés au pays? La réponse est oui, selon certains.

Un texte de Marilyn MarceauTwitterCourriel

« Au Nouveau-Brunswick, on a l'habitude d'entendre parler de la problématique du chômage, donc c'est difficile pour les gens d'imaginer qu'on a besoin de nouvelles personnes, mais la réalité fait que nous avons aussi besoin des gens », affirme d'emblée la directrice générale du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, Anne Hébert.

Cela peut en effet paraître paradoxal d'embaucher des nouveaux arrivants, dans ce contexte, mais comme l'explique Anne Hébert, il y a un problème d'arrimage des compétences avec les besoins en main-d'œuvre.

« On a des entreprises qui ont ouvert dans des régions où le taux de chômage est très élevé et qui ont dû partir [...] ce n'est pas qu'il n'y a personne-là qui cherche un emploi, c'est qu'ils n'ont pas les compétences pour remplir ces emplois-là », dit-elle.

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On ne sait pas encore quelles compétences auront les réfugiés syriens qui s'installeront en Atlantique, mais déjà, certaines entreprises se disent prêtes à les embaucher.

C'est le cas notamment de Sunnymel, basé à Clair. L'abattoir de poulets voulait augmenter sa capacité de production. Pour y parvenir, il avait besoin de 40 nouveaux employés. Il avait ainsi dû abandonner le projet faute de main-d'œuvre.

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick croit que c'est incontournable dans la province de devoir faire appel à des étrangers pour combler les besoins. Et c'est de plus en plus accepté, selon la directrice générale.

« La réticence a toujours été au niveau du taux de chômage qui est quand même assez élevé au Nouveau-Brunswick : si j'embauche des gens de l'extérieur, je vais être perçu comme ne voulant pas embaucher des gens de chez nous, mais habituellement, l'entreprise ne va pas faire cela. »

— Anne Hébert, directrice générale du Conseil économique du Nouveau-Brunswick

Elle ajoute que « quand on embauche des gens de l'extérieur, et plusieurs études le démontrent, on arrive avec une diversité qui donne vraiment un avantage à l'entreprise, mais ça demande une ouverture ».

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