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Un adolescent enfermé pendant 15 jours dans un centre jeunesse

29/12/2015 02:28 EST | Actualisé 29/12/2015 02:28 EST
Sami Sarkis via Getty Images
Boy's silhouett behind a door with hands on frosted glass

La direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Montérégie explique que l'enfermement d'un jeune pendant 15 jours dans un centre jeunesse est un cas exceptionnel.

En novembre 2014, le jeune de 16 ans a passé 15 jours en « bloc de retrait » au centre de la jeunesse de la Montérégie. Ces unités, privées de fenêtre et dépourvues de meubles, sont normalement utilisées lors de crises où un jeune ne passe jamais plus 30 minutes.

L'adolescent a rapporté à La Presse qu'il avait dû faire ses besoins sur le sol de sa cellule et qu'il avait seulement été nourri de sandwichs.

En entrevue à ICI Première, l'avocate de l'adolescent, Me Charlotte Vanier-Perras, a souligné que son client avait lui-même demandé à être transféré au « bloc de retrait » puisqu'il était violent.

« Il a une problématique de violence importante, il le reconnaît lui-même », a-t-elle précisé. Selon elle, le centre de jeunesse disait être à court de solutions et de moyens pour s'occuper du cas précis de son client.

S'agit-il d'un cas inquiétant? L'avocate rapporte que c'est effectivement préoccupant, mais qu'à son avis, c'est une exception.

« C'est un cas isolé. Dans la majorité des cas, les jeunes sont bien traités. »

— Charlotte Vanier-Perras, avocate de l'adolescent

Pas de blâme pour la DPJ

Dans son jugement par rapport à cet incident, la juge Mireille Allaire n'a pas blâmé la DPJ.

L'avocate avait demandé une lettre d'excuse de la part de la DPJ et la juge en avait conclu qu'elle n'avait pas à le faire étant donné qu'« on ne pouvait pas présumer de la mauvaise foi des intervenants », selon Me Vanier-Perras.

Toutefois, l'avocate salue les recommandations que la juge Allaire a faites à la DPJ afin que de telles situations ne se reproduisent plus. Entre autres, lorsqu'un jeune est en « bloc de retrait » pendant plus de deux heures, la direction du centre devra en être informée sur le champ.

« Les gens de la DPJ se sont engagés à respecter les recommandations de la juge et on verra si elles sont suffisantes », souligne Me Vanier-Perras.

La DPJ-Montérégie confirme que des changements ont été apportés.

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