POLITIQUE

Les cliniques pour réfugiés, un «modèle» pour les cliniques familiales selon Gaétan Barrette (VIDÉO)

26/12/2015 05:09 EST | Actualisé 26/12/2015 10:29 EST

Les cliniques de réfugiés du Québec représentent un modèle que la loi 20 transposera aux cliniques de médecins de famille, selon le ministre de la Santé et la ministre déléguée à la Sécurité publique du Québec.

Les cliniques qui accueillent les récents réfugiés syriens rencontrent ces derniers dans les 72 heures après leur arrivée au Canada.

Le projet de loi 20, adopté le mois dernier, veut entre autres garantir aux Québécois qu'ils puissent consulter leur médecin de famille dans un délai de trois jours.

« Ici, c'est le modèle type de l'accès adapté », a fait valoir le ministre Gaétan Barrette, durant une visite de la Clinique de réfugiés de Montréal samedi avec sa collègue Lucie Charlebois.

« L'accès adapté, c'est d'obtenir un rendez-vous en 72 heures. Qu'a-t-on ici? Des rendez-vous en 72 heures. »

« Si les cliniques de médecins de famille fonctionnaient comme ici, il n'y aurait personne dans les urgences. Et c'est pour ça qu'il y a la loi 20. »

— Gaétan Barrette

Dans les cliniques de réfugiés, ces derniers y passent une évaluation physique et psychosociale, y reçoivent leurs vaccins de base, et des travailleurs sociaux les renseignent au sujet du système de santé québécois et des ressources d'aide existantes. Un médecin sur place peut aussi renouveler une ordonnance au besoin.

« Ce qu'on fait, c'est un triage, a résumé une responsable de la Clinique de Montréal, Julie Boutin. On s'assure qu'il n'y a pas de problèmes de santé imminents qui requièrent des soins immédiats. »

La ministre déléguée Lucie Charlebois a soutenu que les cliniques de réfugiés mettent l'accent sur la prévention. « C'est ce qu'on devrait beaucoup faire avec le réseau de la santé aussi », a-t-elle estimé

Le ministre de la Santé a aussi démenti certaines croyances. Il a souligné qu'après leur évaluation, les réfugiés syriens n'auront pas accès à un médecin de famille plus facilement que les autres Québécois.

Il a aussi rappelé que les cliniques d'évaluation ne représentent pas de coûts additionnels pour le Québec, puisque les réfugiés syriens font partie des 50 000 immigrants et réfugiés pour lesquels la province budgète des soins de santé.

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