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Une vague de violences secoue le milieu des gangs de rue à Montréal

22/12/2015 06:11 EST | Actualisé 23/12/2015 02:37 EST
Radio-Canada/Danny Gosselin

Le milieu des gangs de rue montréalais est secoué par une dispute de territoire qui a mené au meurtre d'un jeune homme et à quatre autres tentatives de meurtre depuis lundi.

Un homme de 22 ans a succombé aux blessures qu'il a subies après avoir été atteint par balles lundi soir dans le quartier Saint-Michel, dans le secteur des rues Iberville et Villeray. Aucun suspect n'avait été appréhendé mercredi midi.

Mardi, vers 19 heures, deux hommes avaient été atteints par des projectiles d'arme à feu alors qu'ils se déplaçaient en voiture en direction est sur l'autoroute 520, près de la sortie Hickmore, dans l'arrondissement Saint-Laurent. Les deux personnes ont été conduites à l'hôpital, mais l'on ne craint pas pour leur vie. Les suspects ont pris la fuite. L'autoroute 520 étant située sur le territoire de la Sûreté du Québec (SQ), c'est elle qui est chargée de l'enquête pour cet incident.

Deux autres tentatives de meurtre étaient aussi survenues plus tôt mardi dans le nord de Montréal. Vers 14 heures, les policiers ont trouvé un homme de 18 ans blessé par balles au bas du corps dans Rosemont, mais l'on ne craint pas pour sa vie. Puis un peu plus tard, un homme de 22 ans était trouvé gisant au sol dans Saint-Michel, gravement blessé après avoir été atteint d'au moins une balle par un agresseur qui a déguerpi.

Le chef de la division du crime organisé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), l'inspecteur Mario Desmarais, dit avoir de bonnes raisons de croire que ces événements sont interreliés et découlent des activités des gangs de rue.

Des jeunes de 18 à 20 ans "d'allégeance bleue" seraient impliqués dans "certaines disputes par rapport aux territoires de la vente de stupéfiants", a précisé l'inspecteur Desmarais. "Ce sont deux petits groupes qui se chicanent."

Depuis un an ou deux, le milieu du crime organisé est beaucoup plus structuré qu'auparavant et les autorités notent que des alliances se forment ou des contrats se donnent selon les "opportunités d'affaires".

"On pourrait voir des motards s'associer avec le crime organisé de différentes sources, italienne par exemple. Ce sont beaucoup plus des opportunités d'affaires que ce qu'on voyait autrefois", a affirmé Mario Desmarais.

C'est à ce genre de situation que les gangs seraient actuellement confrontés. Le SPVM collabore étroitement avec la SQ pour enquêter sur les incidents. Des patrouilleurs ont été ajoutés dans les secteurs "chauds", et les enquêteurs recueillent des informations et des témoignages sur les différentes scènes de crime.

Le porte-parole du SPVM, Manuel Couture, a indiqué que 29 meurtres ont été compilés cette année sur son territoire; on en comptait 28 pour la période correspondante en 2014.

Le SPVM a effectué plus de 271 arrestations en lien avec les gangs de rue, a affirmé l'inspecteur Desmarais. De celles-là, 245 ont reçu des accusations.

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