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21/12/2015 06:15 EST | Actualisé 21/12/2015 06:15 EST

Une étudiante montréalaise affirme avoir été agressée par des policiers infiltrés dans une manifestation

Katie Nelson/Facebook

Katie Nelson, étudiante montréalaise de l'Université Concordia, affirme avoir été violentée par les forces de l'ordre lors d'une manifestation étudiante, vendredi à Montréal.

La jeune femme poursuit déjà la Ville depuis 2013, assurant être constamment la « cible » de la police à la suite de plusieurs amendes qu'elle aurait reçues.

Lors de la manifestation organisée par des étudiants du Cégep du Vieux-Montréal, vendredi soir, Katie Nelson affirme avoir reconnu un agent de la police infiltré parmi les manifestants.

Il s'agissait, selon les dires de Mme Nelson, de l'un des officiers impliqués dans le procès intenté par l'étudiante, qui réclame 24 000 $ à la Ville pour « profilage politique ».

Une fois démasqué par la jeune femme, le policier aurait commencé à jurer en sa direction, tandis qu'elle criait « c'est un policier! » pour prévenir ses camarades, d'après ce qu'elle a raconté à CBC.

Un autre officier l'aurait ensuite frappée violemment au dos. « J'ai été projetée très loin », raconte l'étudiante, qui se serait retrouvée sur le macadam.

Ses amis l'ont ensuite transportée sur le trottoir avant qu'une ambulance ne vienne la récupérer pour l'amener à l'hôpital.

Katie Nelson dit avoir une contusion au bras et un hématome au genou depuis l'incident.

« C'est la première fois que j'ai eu peur depuis 2012, confie la jeune femme. C'était une intervention policière très violente. »

Le SPVM, qui devait faire le point sur les événements en début de semaine, n'a pas encore répondu aux questions de CBC/Radio-Canada.

Le procès intenté par Katie Nelson contre la Ville devrait avoir lieu cet été au palais de justice de Montréal.

Manifestation contre la brutalité policière (15 mars 2015)

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