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Des milliers d'enfants sont exclus de l'école au Mali, dénonce l'Unicef

18/12/2015 04:47 EST | Actualisé 18/12/2016 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
In this Monday, Feb. 18, 2013 photo, Mohamed Salia teaches in his madrassa (relgious school) in Gao, northern Mali. Nearly a month after the al-Qaida-linked militants were driven out of Gao and into the surrounding villages, students are now returning to the city's Quranic schools. Many classrooms, though, are still half full, as tens of thousands of people fled the fighting and strict Islamic rule imposed by the extremists. However, other pupils left Gao not with their families but with the Islamic fighters when they retreated, say human rights activists and local officials. (AP Photo/Jerome Delay)

DAKAR — La violence qui frappe le nord du Mali depuis quatre ans prive des milliers d'enfants d'un accès à l'école, a dénoncé vendredi l'agence onusienne des enfants.

L'Unicef a expliqué que des centaines d'écoles ont été fermées et que les enseignants ont fui la région.

Plus de 380 000 enfants demeurent ainsi privés d'une éducation en raison de l'insécurité dans le nord du pays, trois mois après le début officiel de l'année scolaire. Plus de 280 écoles sont fermées, dont certaines pour une troisième année consécutive, après avoir été endommagées, pillées ou occupées par des combattants.

Près de 80 pour cent des écoles de la ville de Kidal sont fermées et les parents gardent leurs enfants à la maison parce que le trajet jusqu'à l'école n'est pas sécuritaire, dit le rapport de l'ONU.

Un coup d'État militaire a plongé le Mali dans le chaos en 2012. Le nord du pays a tout d'abord été saisi par des séparatistes, puis par des militants islamistes, avant qu'une offensive militaire française ne les chasse des plus grandes villes. Le nord et le centre du pays demeurent néanmoins dangereux.

Une école a rouvert à Kidal en octobre, quand le mouvement séparatiste touareg qui contrôle la ville a dit être en mesure d'assurer la sécurité des élèves. Quelque 600 enseignants ont toutefois pris la fuite, selon l'Unicef. L'instabilité a déplacé quelque 60 000 personnes à l'intérieur des frontières du pays et environ 140 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins.

L'ONU a lancé une campagne de deux ans dans les régions de Gao, de Kidal, de Mopti, de Ségou et de Tombouctou. L'Unicef fournira de la formation et du matériel à quelque 2000 enseignants et des trousses scolaires à 100 000 enfants. Des écoles seront aussi retapées et des programme accélérés permettront d'apprendre à la radio.

 

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