POLITIQUE

Une majorité de Canadiens sondés ne veulent pas du nom Trump pour leurs édifices

18/12/2015 02:04 EST | Actualisé 18/12/2015 02:04 EST

Les promoteurs immobiliers canadiens devraient cesser d'utiliser le nom Trump pour nommer leurs édifices, croit une majorité de répondants canadiens à un sondage mené à la suite de commentaires anti-musulmans du controversé politicien américain Donald Trump.

Le sondage Angus Reid publié vendredi dévoile que 56 % des personnes interrogées souhaitent que la tour de Toronto et celle en construction à Vancouver soient rebaptisées.

« Notre consultation démontre que la population canadienne désire voir ce nom disparaître de ses édifices. »

— Sachi Kurl, auteur du sondage Angus Reid

Toutefois, les opinions diffèrent lorsque les résultats du sondage sont fragmentés en catégories selon le revenu, le genre et le lieu de résidence.

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Les répondants qui vivent dans les deux métropoles canadiennes avec une tour Trump construite ou en cours sont plus fortement opposés à l'utilisation du nom Trump; 71 % contre à Toronto, 60 % à Vancouver.

L'opposition faiblit en milieu rural où 50 % des sondés désapprouvent l'idée.

Il y a aussi un fossé entre hommes et femmes selon le sondage; 49 % des hommes interrogés veulent voir le nom Trump disparaître alors que les femmes s'y opposent à 63 %.

Quant au revenu, 49 % des sondés qui gagnent plus de 100 000 $ par année n'étaient pas en faveur du nom Trump.

L'opposition à Trump

L'indignation des Canadiens à voir leurs édifices porter le nom du candidat républicain à l'investiture américaine est née après qu'il eut dit la semaine dernière « qu'il fallait fermer la frontière américaine aux musulmans ». Une idée que rejettent les deux tiers des Canadiens sondés par Angus Reid.

L'opposition est majoritaire mais pas totale, rappelle Annette Henry, professeure en diversité et égalité à l'Université de la Colombie-Britannique.

« Les Canadiens aiment croire qu'ils sont inclusifs et pas racistes, mais la discrimination est toujours bien vivante au Canada. »

— Annette Henry, professeure en diversité et égalité à UBC

L'Institut Angus Reid a mené le sondage par Internet entre le 10 et le 13 décembre et a enquêté auprès de 1530 Canadiens à partir de son forum en ligne. Si le sondage avait été fait avec un échantillon probabiliste et avait obtenu 1530 répondants, la marge d'erreur aurait été de ± 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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