POLITIQUE

Fonction publique : marathon de négociations dans le dernier droit (VIDÉO)

17/12/2015 12:53 EST | Actualisé 17/12/2015 12:53 EST

QUÉBEC – Martin Coiteux et les chefs syndicaux du front commun se sont livrés à un marathon de négociations mercredi soir afin d’en arriver à un accord sur les salaires et l’âge de la retraite pour la nouvelle convention collective de quelque 400 000 employés de la fonction publique québécoise.

Le président du Conseil du trésor a reçu les leaders syndicaux à ses bureaux situés sur la Grande Allée à Québec. Les deux parties se sont entretenues pendant plus de sept heures au quatrième étage du «bunker».

Daniel Boyer (FTQ), Jacques Létourneau (CSN), Lucie Martineau (SFPQ) et Louise Chabot (CSQ) étaient venus discuter de la nouvelle offre présentée par le gouvernement Couillard en matinée. Celle-ci prévoit une hausse salariale de 6,4% en tenant compte de la relativité salariale, qui vise à effectuer un rattrapage salarial pour certaines catégories d’emplois.

Le gouvernement présente plutôt la nouvelle offre comme une hausse de 7,5% de son cadre financier, en incluant de nouveaux investissements qui n’iront pas directement en hausses salariales.

La nouvelle offre se situe à mi-chemin entre la première proposition du gouvernement de 3% et les demandes initiales du front commun qui se situaient à 13,5%.

Les partis tentent aussi de s’entendre sur la hausse de l’âge du départ à la retraite, qui est présentement de 60 ans. Le gouvernement a ramené sa proposition de 62 à 61 ans.

À l’entrée de la rencontre, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a affirmé que l’offre gouvernementale constituait un appauvrissement pour les syndiqués du front commun. «Vous savez qu’on ne veut pas d’appauvrissement pour nos membres», a-t-il lancé.

À minuit, Martin Coiteux a annoncé l’ajournement de la rencontre, qui reprendra à 10:00 jeudi. «On a avancé sur un certain nombre de choses, on a besoin de quelques heures de plus», a expliqué le président du Conseil du trésor.

Les leaders syndicaux se sont également faits avares de commentaires. «Ç'a été positif», a confié Daniel Boyer.

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