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Les films à l'affiche dès le 18 décembre 2015 (PHOTOS/VIDÉO)

17/12/2015 02:11 EST | Actualisé 17/12/2015 03:30 EST

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Films de la semaine - 18 décembre 2015


ALVIN ET LES CHIPMUNKS - SUR LA ROUTE

États-Unis. 2015. 92 min.

Comédie fantaisiste de Walt Becker avec Josh Green, Tony Hale, Jason Lee, Kimberly Williams-Paisley, Bella Thorne.

Alvin, Simon et Theodore soupçonnent Dave, leur père adoptif, de vouloir demander la main de sa nouvelle petite amie Shira durant leur prochain voyage à Miami. Ils sont par ailleurs persuadés qu'au lendemain du mariage, Dave les abandonnera. Avec la complicité de Miles, le fils de Shira, qui lui aussi voit d'un mauvais oeil cette union, les trois petits suisses parlants s'embarquent illégalement dans un avion en direction de la Floride. Provoquant une catastrophe en vol, qui oblige l'appareil à faire demi-tour, les clandestins sont expulsés par le marshall de l'air Benson Sugg. Détenus dans le bureau de ce dernier à l'aéroport, les suisses et Miles profitent d'un moment d'inattention de sa part pour lui fausser compagnie et s'enfuir à bord d'un taxi. Ulcéré, Sugg part à leur poursuite. Désespérant d'arriver à temps à Miami, les voyageurs fauchés obtiennent l'aide providentielle des Chipettes et de la chanteuse Ashley, la nouvelle protégée de Dave.

Ce quatrième épisode d'une série à succès ressasse les clichés du road movie et multiplie les numéros musicaux à base de hip-hop sucré. Malgré une réalisation compétente au rythme soutenu, l'ensemble étourdit en passant de la grosse farce au mélo. Jason Lee joue sur le pilote automatique, aux côtés de partenaires en roue libre.

ARABIAN NIGHTS: VOLUME 1 - THE RESTLESS ONE

Portugal. 2015. 125 min

Film d'essai de Miguel Gomes. Crista Alfaiate, Adriano Luz, Americo Silva, Rogério Samora, Fernanda Loureiro, Carloto Cotta, Miguel Gomes.

Pour évoquer la crise économique et sociale qui frappe le Portugal, le réalisateur recourt à la forme et l'esprit des contes des mille et une nuits. On croise alors, au fil de récits emboîtés les uns dans les autres, des technocrates et financiers européens pourvus d'une érection permanente grâce à l'intervention d'un sorcier africain, un coq parlant traduit en justice et un syndicaliste traité pour des problèmes cardiaques, qui recueille les témoignages de trois "magnifiques", des hommes et femmes frappés de plein fouet par la crise.

Dans ce premier tome d'un triptyque docufictionnel sur le Portugal en crise, le réalisateur de TABOU multiplie images fortes, trouvailles absurdes et témoignages touchants au fil de vignettes tragicomiques savamment emboîtées les unes dans les autres. Malgré des longueurs et baisses de rythme, l'ensemble impressionne par son ambition et sa maîtrise technique.

BROOKLYN

Irlande. 2015. 112 min.

Drame de John Crowley avec Saoirse Ronan, Emory Cohen, Domhnall Gleeson, Jane Brennan, Julie Walters, Jim Broadbent, Jessica Paré, Fiona Glascott, Nora-Jane Noone.

Irlande, 1952. Eilis Lacey s'embarque sur un transatlantique à destination des États-Unis. Parrainée par un prêtre compatriote, la jeune femme au tempérament réservé est logée dans une pension de Brooklyn et trouve un travail de vendeuse dans un grand magasin. En parallèle, elle s'inscrit à des cours de comptabilité, suivant ainsi les traces de Rose, sa soeur adorée, demeurée en Irlande. Alors que le mal du pays la gagne, l'immigrante s'éprend de Tony, un plombier italo-américain avec qui elle échafaude des plans d'avenir. Mais ceux-ci sont bientôt assombris par la terrible nouvelle de la mort subite de Rose. Afin de soutenir sa mère veuve dans cette épreuve, Eilis rentre brièvement au pays. Mais tous se sont donné le mot pour la convaincre d'y rester: le poste de comptable que sa soeur occupait lui est offert sur un plateau d'argent, un séduisant célibataire lui fait la cour; bref, l'avenir naguère sombre en Irlande s'illumine soudainement. L'ennui, c'est qu'avant de quitter Brooklyn, Eilis a épousé Tony.

John Crowley (BOY A, CLOSED CIRCUIT) signe une adaptation élégante du roman de Colm Toibin, sur les défis de l'immigration et les choix de vie déchirants, toutefois un peu édulcorée dans sa première partie. Saoirse Ronan (ATONEMENT, GRAND BUDAPEST HOTEL) offre une prestation d'une subtilité admirable, face au très attachant Emory Cohen (THE PLACE BEYOND THE PINES).

DANISH GIRL

Grande-Bretagne. 2015. 120 min.

Drame biographique de Tom Hooper avec Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Matthias Schoenaerts, Amber Heard, Sebastian Koch, Ben Whishaw.

Copenhague, années 1920. Einar Wegener, peintre paysagiste en vogue, partage sa vie avec la portraitiste Gerda Gottlieb. Leur mariage est marqué par une grande complicité. Si bien que, lorsqu'Einar se découvre un goût pour les vêtements féminins, Gerda entre dans le jeu. En l'encourageant, d'abord, à poser pour elle habillé et maquillé en femme. En l'invitant ensuite à sortir en public sous les traits de Lili, qu'elle présente comme une cousine d'Einar. La satisfaction qu'il en retire, fortifiée par l'attrait que Lili inspire à la gent masculine, réveille chez Einar une certitude profondément enfouie: il est une femme dans un corps d'homme. D'abord meurtrie par ce retournement, Gerda fait le choix de rester à ses côtés, et l'aide à chercher du soutien à Copenhague. Mais l'establishment médical ne lui est d'aucun secours. Au même moment, les portraits de Lili font de Gerda la nouvelle coqueluche des milieux de l'art. Paris l'appelle. Lili sera du voyage.

Plasticien raffiné, Tom Hooper (THE KING'S SPEECH) assume pleinement la théâtralité, voire l'artificialité, de sa représentation quasi fantasmée du Copenhague des années folles. Or, au-delà de ses parti pris et de quelques plans d'une beauté fulgurante, THE DANISH GIRL siffle un refrain monotone et écrase ses personnages sous les perruques et les chapeaux.

EXTRACTION

Canada. 2015. 82 min.

Thriller de Steven C. Miller avec Kellan Lutz, Gina Carano, Bruce Willis, D.B. Sweeney, Summer Altice, Dan Bilzerian.

Affecté dans les bureaux de la CIA à Prague, Harry Turner continue d'espérer une promotion sur le terrain, comme son père Leonard. Recalé pour la quatrième fois, malgré des aptitudes exceptionnelles, le jeune homme semble enfin se résigner à une carrière d'analyste, lorsque son père est kidnappé par des terroristes ayant pour objectif de détruire les systèmes de télécommunications de la planète. Découvrant la fragilité des plans mis en oeuvre par le FBI pour faire libérer l'agent, Harry met KO ses confrères chargés de l'assigner à résidence et prend le chemin des États-Unis. Il y retrouve Victoria, son ancienne petite amie et consoeur de la CIA, qui accepte de l'aider à retrouver Leonard, tout en poursuivant sa propre mission: faire avorter le projet des terroristes au moyen d'une clé numérique.

On ne compte plus les enjeux éculés et les archétypes contenus dans cette série B, dont le noyau se compose de scènes de combats chorégraphiés sans surprise puis montés à la hache. Quelques traits d'humour viennent ici et là suggérer une recherche de second degré. Mais rien, dans la mise en scène ou le jeu des acteurs, ne corrobore cette hypothèse.

HITCHCOCK TRUFFAUT

États-Unis. 2015. 80 min.

Documentaire de Kent Jones.

En 1967, la parution du livre d'entretiens du cinéaste François Truffaut avec le monstre sacré Alfred Hitchcock a fait date. Sans prétention, et sur le mode de la conversation à bâtons rompus, le créateur de classiques du septième art tels que REBECCA, REAR WINDOW et VERTIGO livrait le b.a.-ba de son art à un confrère admiratif qui était en train lui-même de créer sa propre légende. Ces entretiens, qui nous sont rapportés par des extraits audio, servent de pierre d'assise pour explorer l'art et la manière de Hitchcock et Truffaut, au moyen d'extraits de films, de photos d'archives et de témoignages de cinéastes influencés par le livre-culte, au nombre desquels on retrouve Martin Scorsese, Arnaud Desplechin, David Fincher, Wes Anderson et Olivier Assayas.

Ce documentaire possède les mêmes qualités que le livre qui l'a inspiré: touffu, ludique et accessible. Les initiés y retrouveront les obsessions et points d'ancrage des cinémas de l'un et de l'autre, tandis que les profanes percevront la vraie nature des hommes qui se cachent derrière LES QUATRE CENTS COUPS et PSYCHO. Dommage que la musique soit aussi envahissante.

HOTEL LA LOUISIANE

Canada. 2015. 89 min.

Documentaire de Michel La Veaux.

Lorsqu'il se rend à Paris, le directeur-photo Michel La Veaux descend à l'hôtel La Louisiane. Situé au coeur de Saint-Germain-des-Prés, ce grand paquebot sans luxe est devenu après la Deuxième Guerre mondiale un véritable carrefour pour créateurs audacieux et libres. Y ont logé Simone De Beauvoir, Jean-Paul Sartre, les collègues existentialistes de ce dernier, sans oublier leur muse, Juliette Gréco, qui témoigne aujourd'hui devant la caméra du cinéaste. Mais depuis cette belle époque, l'hôtel, aux couloirs étroits et aux chambres spartiates, n'a jamais cessé d'accueillir des écrivains et des artistes. L'auteur égyptien Albert Cossery y habite depuis la Libération. Ses confrères Olivier Py et Gérard Oberlé transitent régulièrement dans cet endroit, qui a inspiré en partie à Robert Lepage sa pièce "Les aiguilles et l'opium". Du petit matin à la tombée de la nuit, La Veaux nous raconte un lieu et la passion des gens qui y passent.

Les plus beaux instants de ce film appartiennent à Juliette Greco. Plutôt qu'un portrait conventionnel de l'établissement, le cinéaste s'intéresse à ce que ce lieu éveille chez les créateurs qui ont dormi dans ses lits. Amoureux de la lumière mais rébarbatif face à l'obligation de faire joli, La Veaux filme décors et personnages à l'échelle l'un de l'autre.

SOEURS

États-Unis. 2015. 118 min.

Comédie de Jason Moore avec Tina Fey, Amy Poehler, Maya Rudolph, Ike Barinholtz, Samantha Bee, John Cena.

Les soeurs Kate et Maura Ellis ont des tempéraments opposés. La première, esthéticienne irresponsable, au chômage, élève seule sa fille adolescente. La seconde, infirmière divorcée et sans enfant, consacre sa vie à aider les autres, parfois sans qu'ils ne le demandent. Catastrophées de découvrir que leurs parents ont vendu la maison familiale, les quadragénaires décident d'y organiser une dernière fête, en souvenir de leur jeunesse. Maura, qui a toujours été sage, demande à la délurée Kate de superviser la soirée afin de lui permettre de se rapprocher de James, le charmant voisin célibataire de ses parents. Mais l'alcool coulant à flots, les invités deviennent bientôt incontrôlables. Frustrée de ne pas avoir été invitée à la fête, Brinda, ancienne rivale de Kate, fait tout pour saboter davantage la soirée. Tandis que cette dernière essaie de sauver les meubles, Maura et James, sous les excès d'alcool et de drogues douces, causent encore plus de ravages dans la maison.

Ponctuée de plusieurs moments embarrassants, et de quelques fous rires, cette comédie couchée sur un canevas mince accorde au féminin pluriel les clichés de films d'ados vulgaires à la AMERICAN PIE. En plus d'abandonner Tina Fey et Amy Poehler à elles-mêmes, le réalisateur de PITCH PERFECT signe une réalisation à l'emporte-pièce.

STAR WARS - LE RÉVEIL DE LA FORCE

États-Unis. 2015. 136 min.

Science-fiction de J.J. Abrams avec Harrison Ford, Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Peter Mayhew, Mark Hamill, Andy Serkis, Domhnall Gleeson.

Plus de trente ans après la bataille d'Endor, qui a provoqué la chute de l'Empire, les nostalgiques de l'ancien régime continuent de lutter contre la Résistance, rassemblés sous la bannière du Premier Ordre, dirigé par le redoutable Kylo Ren. Alors qu'ils attaquent la planète Jakku, à la recherche d'un des meilleurs pilotes de la Résistance, leur raid met en branle une série d'événements qui susciteront l'engagement de nouveaux alliés, et le retour de vieux amis, cherchant à empêcher Ren et ses sbires de retrouver la trace de celui que tout le monde recherche: le mythique et insaisissable Luke Skywalker.

Ce septième volet, à mi-chemin entre la suite et le "reboot", recycle habilement les éléments-clés des épisodes IV et V, au fil d'un divertissement efficace mais prévisible. Porté par un puissant vent de nostalgie et un Harrison Ford en grande forme, l'ensemble amuse et séduit, sans toutefois atteindre les sommets de STAR WARS et THE EMPIRE STRIKES BACK.

YOUTH

Italie. 2015. 118 min.

Comédie dramatique de Paolo Sorrentino avec Michael Caine, Harvey Keitel, Rachel Weisz, Paul Dano, Jane Fonda, Ed Stoppard.

Compositeur et chef d'orchestre anglais de renommée internationale, Fred Ballinger passe de sereines vacances dans un hôtel de luxe au pied des Alpes. Y séjourne également son ami de toujours, le réalisateur américain Mick Boyle, qui a réuni autour de lui cinq jeunes scénaristes attelés à l'écriture de son prochain film, "Le dernier jour de la vie". Désireux de profiter d'une retraite bien méritée, Fred dit non à un envoyé de Buckingham, qui lui demande de diriger sa plus célèbre composition, "Simple Songs", devant la reine Élisabeth et le prince Philip. Tout comme il refuse de rédiger ses mémoires, au grand dam de sa fille et assistante, laquelle vient d'apprendre que son mari la quitte pour une pop-star. Entre de longues balades dans les montagnes, des séances de massage et des discussions sur le sens de la vie, les quasi octogénaires Fred et Mick sentent bien que le temps leur est compté.

Impossible de ne pas voir dans ce nouveau film de Paolo Sorrentino une version mineure de son précédent LA GRANDE BELLEZZA. Certes, la mise en scène est toujours aussi impressionnante, mais la réflexion sur le temps qui passe et la jeunesse enfuie apparaît moins engageante. Les performances des interprètes, triés sur le volet, emportent toutefois la mise.

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