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8 meurtres de femmes autochtones non résolus en Ontario depuis 1956 (VIDÉO)

16/12/2015 02:05 EST | Actualisé 16/12/2015 02:06 EST

Alors que le fédéral a promis une enquête publique sur le nombre alarmant de femmes autochtones tuées ou disparues au pays, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) a publié, mercredi, un bilan des cas non résolus dans la province.

La PPO indique dans son rapport que, des 54 meurtres de femmes amérindiennes sur lesquels elle a enquêté de 1956 à 2014, huit n'ont pas été résolus.

Par ailleurs, huit femmes autochtones sont toujours portées disparues.

« Pour certaines enquêtes, on espère que la publication de ce rapport va stimuler la mémoire du public et mener à d'autres indices. » — Vince Hawkes, commissaire de la PPO

Des 54 meurtres recensés depuis 1956, plus du tiers des victimes avaient 20 ans ou moins.

Carte montrant la localisation des cas non résolus de meurtres de femmes autochtones (mauve) et d'Amérindiennes disparues (rose) Photo : Police provinciale de l'Ontario

La PPO ne croit pas, à la lumière de ses enquêtes, qu'un tueur en série a été à l'oeuvre en Ontario.

Pour ce qui est des 46 cas résolus de meurtre de femmes autochtones, la police indique que :

  • 9 des victimes ont été tuées par un membre de leur famille;
  • 17 ont été tuées par leur conjoint;
  • 19 ont été tuées par une personne qu'elles connaissaient;
  • 1 a été tuée dans des circonstances indéterminées.

La Police provinciale indique aussi dans son rapport que, des 126 homicides d'hommes autochtones de 1978 à 2014, un seul n'a pas été résolu. Par ailleurs, 39 Amérindiens de l'Ontario sont portés disparus actuellement; la police soupçonne un acte suspect dans 22 de ces cas.

Réactions

Le chef autochtone régional de l'Ontario Isadore Day a participé au point de presse de la PPO, mercredi, affirmant que le rapport montrait l'engagement du corps policier en matière de « justice et de résolution [des cas non résolus] ».

« Les familles pensent qu'il y aurait pu y avoir des enquêtes plus poussées [dans le passé]. »

— Isadore Day, chef autochtone

M. Day a raconté que les relations entre les Premières Nations et la Police provinciale ont été tendues dans le passé. Il a entre autres mentionné la mort de l'Autochtone Dudley George, abattu par un agent de la PPO en 1995.

Pour sa part, la grande chef adjointe Denise Stonefish, du regroupement iroquois Association of Iroquois and Allied Indians, incite les autres services policiers à suivre l'exemple de la PPO.

« Les dirigeants des Premières Nations de l'Ontario veulent faire ressortir l'aspect humain dans le dossier des femmes autochtones assassinées ou disparues », dit-elle.

Le rapport de la Police provinciale doit être traduit en français et en cinq langues autochtones.

Rapport de la PPO

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