POLITIQUE

Enseignement du français: la CAQ dénonce l'inaction du ministre de l'Éducation, François Blais

16/12/2015 06:10 EST | Actualisé 16/12/2015 06:11 EST
Klaus Vedfelt via Getty Images
School children in uniforms in class with tablets

QUÉBEC _ Le gouvernement Couillard a fait la preuve qu'il renonçait à fournir aux élèves québécois les outils requis afin de mieux maîtriser la langue française, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le porte-parole en éducation de la CAQ, lui-même un ancien enseignant, Jean-François Roberge, donne un "E" (E comme échec), au ministre de l'Éducation, François Blais, pour sa performance, particulièrement en ce qui a trait à l'enseignement du français.

"Il y a une espèce de manque de fierté" derrière l'attitude du gouvernement, qui se traduit selon lui par une incapacité à adopter les mesures favorisant une meilleure maîtrise du français chez les élèves québécois.

En entrevue téléphonique, M. Roberge réagissait mercredi à une dépêche de La Presse Canadienne publiée la veille et indiquant que le ministre Blais n'avait pas donné suite à un engagement pris par son prédécesseur, Yves Bolduc, de présenter, dès le début de 2015, une stratégie de renforcement de l'enseignement du français au primaire et au secondaire.

Quant à lui, le ministre Blais n'a pas réagi au reportage.

Chez ce gouvernement, "il y a une espèce de renonciation" à favoriser l'apprentissage d'une langue de qualité, selon M. Roberge, qui en conclut que si, "pour le gouvernement libéral, l'enseignement du français était important, il y aurait une consultation rapide et brève, un plan d'action et il y aurait une évaluation systématique" de la pertinence des mesures annoncées.

Le problème, ajoute le député, c'est que la priorité du ministre demeure "que ça coûte le moins cher possible", dans la foulée du retour à l'équilibre budgétaire, au détriment, notamment, "de la qualité du français" à l'école.

Or, il y a en ce domaine "un coup de barre à donner", dit-il, et s'il y avait une volonté politique, le gouvernement aurait depuis longtemps déposé un plan d'action.

Les orientations à privilégier, selon le député, devraient être une formation continue des enseignants et une évaluation des apprentissages avec des tests nationaux à chaque année scolaire.

L'ex-ministre Bolduc avait élaboré en décembre 2014 un plan d'action en cinq axes et entrepris une série de consultations, avant de quitter brusquement la politique en février, sans avoir eu le temps de mener son projet à terme.

Son successeur, François Blais, n'a toujours pas annoncé de stratégie, n'a pas indiqué quelles étaient ses orientations et n'a fixé aucun échéancier pour passer à l'action.

La faiblesse des élèves québécois en français est démontrée et le problème tend à s'accroître d'année en année.

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