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Facebook répond à ceux qui veulent que le réseau social agisse contre le groupe État islamique

14/12/2015 07:18 EST | Actualisé 14/12/2015 07:18 EST
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Facebook a répondu à une pétition critiquant sa façon de traiter certaines publications qui soutiendraient le terrorisme et Daech.

"Les terroristes, la propagande terroriste et l’apologie de la violence ne sont pas les bienvenus sur Facebook", écrivait, mardi 8 décembre, Monika Bickert, la responsable de la politique de produit internationale pour Facebook, sur Change.org, où se trouve la pétition.

Une réponse à une pétition française

C'est Julie Guilbault, une web designer française de 37 ans, qui a lancé la pétition après les attentats du 13 novembre dernier. Comme elle le confiait dans une tribune publiée sur Le HuffPost, cette dernière a constaté que certains comptes Facebook utilisaient le hashtag #RechercheParis pour publier des déclarations de soutien à Daech. Ce hashtag était cependant utilisé pour aider les Français à rechercher leurs proches après les attaques.

"Toutes les 5 minutes, des bots de Daech envoyaient le message de revendication des attaques ainsi que des liens vers des comptes pro-Etat Islamique", a expliqué Guilbault dans la pétition et dans son billet.

"Il aura fallu moins de 2 heures à Facebook pour proposer le "safety check", afin que chacun puisse signaler qu'il allait bien sur le réseau, et moins de 12 heures pour le drapeau tricolore en guise de photo de profil. Par contre, aucun moyen dédié, aucun outil d'envergure, aucun plan sérieux de lutte contre ces comptes de Daech et leurs contenus n'a été mis en place par Facebook...", déplore la pétition de cette française qui a trouvé près de 150.000 soutiens en ligne depuis sa publication.

Tous déplorent le temps de réponse de Facebook face aux contenus djihadistes et parfois l'absence de modération. "Cela prend deux minutes de créer un compte djihadiste et plus de trois jours pour qu’il soit supprimé", écrit Julie Guibault. "La propagande de l’Etat Islamique se répand très largement sur ces réseaux grâce à leurs grandes compétences en communication."

Une équipe examinerait les contenus terroristes en priorité

Face à ces revendications, Monika Bickert a répondu que le meilleur outil de Facebook contre les contenus abusifs est son réseau de 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde. La responsable a ajouté que son site dispose d'une équipe internationale qui examine en priorité les contenus terroristes.

"Quand une crise intervient dans le monde, nous mettons tout en œuvre pour que nos employés puissent répondre rapidement à tout contenu abusif sur le site", a expliqué Bickert. "Par exemple, à la suite des attaques de Paris, nous avons contacté immédiatement les ONG, les médias et les élus gouvernementaux pour obtenir les dernières informations afin d’être préparé à agir rapidement. Une grande partie de nos employés, francophones notamment, ont travaillé toute la nuit pour répondre aux signalements de notre communauté."

"La tâche n’est pas facile et nous savons que nous pouvons faire des erreurs et nous essayons sans cesse d’améliorer notre réactivité et notre exactitude", a-t-elle ajouté.

Comme le précisait le Huffington Post la semaine dernière (en anglais), faire en sorte que Facebook s’oppose aux messages violents présente une foule de problèmes. La modération de contenu n’est pas toujours un processus simple et surtout Facebook campe sur ses positions en répétant que souvent, les gens publient des contenus polémiques afin d'éduquer les autres, de dénoncer des faits ou d'inciter les gens à agir.

"Si Facebook bloquait tous les contenus choquants, nous empêcherions les médias, les associations et tout individu de rapporter ce qui se passe dans le monde", a écrit Monika Bickert. Rien de bien nouveau en réponse au terrorisme en somme.

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