POLITIQUE

La LCBO pourrait superviser le commerce du pot, croit Wynne

14/12/2015 04:33 EST | Actualisé 14/12/2015 04:41 EST

La première ministre de l'Ontario trouve tout à fait sensée l'idée que la vente légalisée de la marijuana soit confiée aux magasins des alcools exploités par le gouvernement.

Dans son Discours du Trône, au début du mois, le nouveau gouvernement libéral fédéral a indiqué qu'il était déterminé à respecter son engagement de légaliser la marijuana, tout en conservant une mainmise sur la réglementation et le contrôle de ce commerce.

Kathleen Wynne a estimé lundi que la Régie des alcools de l'Ontario dispose de l'expertise et de l'expérience requises pour que le commerce de marijuana s'exerce de façon responsable. En misant sur le réseau de distribution de la régie, ce scénario serait tout à fait sensé, selon Mme Wynne. D'ailleurs, a-t-elle rappelé, d'autres provinces ont déjà évoqué cette possibilité.

Les syndicats d'employés des magasins des alcools du Québec, du Manitoba et de la Colombie-Britannique ont déjà manifesté leur intérêt pour ce commerce de détail.

Alors qu'ils étaient dans l'opposition, les libéraux fédéraux de Justin Trudeau ont promis il y a plus d'un an de légaliser le pot, tout en resserrant l'accès pour éviter le commerce aux mineurs. Les conservateurs ont ensuite soutenu, dans des publicités, que grâce aux libéraux, des enfants pourraient acheter du cannabis au dépanneur du coin.

La militante pour la légalisation Jody Emery et son célèbre époux Marc Emery souhaitent que le premier ministre Trudeau décrète dès maintenant un moratoire sur les arrestations liées à la possession simple de marijuana, en attendant que le gouvernement élabore sa stratégie.

Le syndicat des employés de la Société des alcools du Québec a commandé récemment à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques une étude sur cette question.

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