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Blade, une supervoiture imprimée et un monde de possibilités (PHOTOS)

11/12/2015 10:11 EST | Actualisé 11/12/2015 10:15 EST
Divergent Microfactories

Le monde des supervoitures est porté à changer drastiquement au cours des prochaines années. Déjà, des modèles entièrement électriques comme la Tesla Model S, ou hybrides comme la Ferrari LaFerrari ou la Porsche 918 Spyder, démontrent qu’il est possible d’atteindre des vitesses ridicules tout en étant écologique – du moins relativement dans le cas de l’italienne et de l’allemande.

Puis il y a cette voiture mexicaine aux performances hallucinantes dotée d’une carrosserie qui ne se déforme pas de façon permanente en cas d’impact.

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Tout cela est franchement impressionnant, mais un problème persiste : toutes les voitures nommées précédemment demeurent très complexes à produire. Tout cela pourrait changer avec la Blade, la première supervoiture imprimée.

Oui, la Blade n’est pas née dans une usine, mais bien dans une imprimante tridimensionnelle, ou 3D si vous préférez.

Conçue en seulement huit mois par l’entreprise américaine Divergent Microfactories, la Blade est l’idée de Kevin Czinger. Ce dernier a également fondé Coda Automotive, manufacturier de la CODA, une voiture électrique vendue à partir de 2012 uniquement en Californie. Le succès n’a pas suivi et en 2013, Coda a déclaré faillite.

Deux ans plus tard, Kevin Czinger est de retour, cette fois-ci avec une idée qui pourrait un jour transformer radicalement la production automobile, notamment en permettant aux petits manufacturiers qui n’ont pas les moyens des gros constructeurs de développer leurs propres modèles. Si Tesla a réussi à percer le marché, il s’agit d’une exception et aucunement la norme, la grande majorité des jeunes entreprises de l’industrie n’ayant pas les reins financiers assez solides pour mener un projet automobile à terme.

Avec la technologie derrière la Blade, les milliards de dollars qui doivent généralement être dépensés pour produire un véhicule ne sont plus nécessaires.

Tout commence avec ce que l’entreprise appelle les nodes, ou nœuds si vous préférez. Ces nœuds en aluminium sont créés dans une imprimante 3D et sont par la suite reliés ensemble par des tubes en fibre de carbone. Le tout prend quelques minutes seulement et la structure pourrait être montée dans un sous-sol. Elle est également très légère.

Pour démontrer tout le potentiel de ce nouveau processus, Divergent Microfactories a dévoilé la Blade en juin dernier. Le châssis pèse seulement 46 kilos tandis que le poids total du modèle se situe à 635 kilos. Selon le constructeur, la Blade peut atteindre 100 km/h en un peu plus de 2,5 secondes grâce à un moteur de 700 chevaux alimenté à l’essence ou encore au gaz naturel.

Avec la Blade, Divergent Microfactories aborde un problème souvent oublié, la pollution créée par la production automobile. Que la voiture soit électrique ou qu’elle soit propulsée par un moteur V12 ne change pas la réalité qu’elle pollue lorsqu’elle est produite en usine.

L’impression tridimensionnelle réduirait grandement les émissions polluantes reliées à la construction d’un véhicule selon le manufacturier.

Évidemment, nous sommes encore loin de rouler en voitures imprimées, et seulement quelques véhicules ont vu le jour grâce à cette technologie émergente. Cela dit, il faudra suivre l’évolution de ce processus révolutionnaire de près au cours des prochaines années.

Blade: une supervoiture imprimée

SOURCE: LuxuryCarMagazine.com

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