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Le projet « La Baleine bleue » à Paris, un symbole de la biodiversité à la COP21 (VIDÉO)

02/12/2015 11:03 EST | Actualisé 02/12/2015 11:04 EST

Elle mesure 33,6 mètres de long, 8,40 de haut et 14,30 de large. Soit les dimensions exactes de la plus grande baleine bleue jamais observée au monde, découverte en 1912 au sud de l'océan Atlantique, à quelques kilomètres de l'île Géorgie du Sud, ancien comptoir baleinier. A l'occasion de la COP21, cette baleine, ou plutôt sa réplique en résine grandeur nature, fait escale sur le Port de Gros Caillou, à quelques minutes du Grand Palais.

Cette baleine bleue est l'idée d'un homme, Pierre Douay, photographe animalier environnementaliste. Fasciné par la question de la biodiversité, de plus en plus menacée, il multiplie les tentatives de sensibilisation à travers ses expositions dont une, baptisée « Un cadeau pour la terre », a donné son nom à l'association qui aujourd'hui porte le projet « La Baleine bleue ».

Il y a cinq ans, il décide de se lancer dans une nouvelle aventure. Reproduire grandeur nature le plus grand mammifère au monde pour en faire, non pas une œuvre d'art célèbre pour son gigantisme, mais le porte-étendard de la protection et de la préservation de la biodiversité.

cop21 baleine bleue


« La baleine est le plus grand des mammifères, et elle doit sa survie aux plus petits des éléments, le krill et le plancton. Elle contribue également à la régulation du climat, puisque ses déjections favorisent la croissance du plancton et phytoplancton, qui, eux, permettent de stocker une partie du carbone », explique Pierre Douay. Un véritable symbole donc, à la fois représentatif de l'immensité des océans, mais aussi de sa fragilité, puisqu’aujourd'hui, 95% de la population des baleines bleues ont disparu.

« Mon rêve serait que le monde entier s'approprie cette baleine »

Pourtant, le projet de Pierre Douay a failli ne pas voir le jour, à la suite des attentats qui ont frappé Paris. L'idée initiale, qui proposait une immersion à l'intérieur même de la baleine, avec une exposition à découvrir et une expérience sonore où la baleine délivrait un message au nom de la biodiversité, a dû être abandonnée, pour des raisons de sécurité.

Mais cela n'empêche pas le photographe d'inciter les Parisiens, les Français et les habitants du monde à entier à s'approprier son projet, à faire de cette baleine la leur, et de son combat, un mouvement universel. « Nous avons foi dans la nature humaine. L'homme est suffisamment génial pour relever le défi du réchauffement climatique. Nous avons les technologies et le savoir nécessaires, il ne manque plus que la volonté », assure-t-il.

Et à en croire les premiers retours, son pari semble réussi. La baleine, visible dès le pont de l'Alma, fascine les passants qui s'arrêtent pour la prendre en photo, intrigués par ce colosse des océans. « On sent la bienveillance des gens pour cette baleine », confie Pierre Douay, qui affirme que l'animal appartient désormais à tout le monde. La Baleine bleue, fruit de nombreux partenariats européens, dépasse largement le seul évènement de la COP21.

Inaugurée le 1er décembre et exposée sur le port du Gros Caillou jusqu'au 11, la baleine sera ensuite entièrement démontée avant d'être acheminée vers la commune de Pouydesseaux en Aquitaine, où se trouve le Biome, une station d'élevage et de conservation dédiée à la protection des espèces animales en danger d'extinction, également partenaire du projet. Une fois reconstruite, elle sera alors accessible au public. Et les membres de l'association Un cadeau pour la Terre voient bien plus grand, puisqu'ils rêvent désormais d'une deuxième baleine bleue, qui elle voyagerait à la rencontre des habitants du monde.

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