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L'ancien chef d'état-major Rick Hillier aurait préféré maintenir les frappes canadiennes contre l'EI

27/11/2015 10:32 EST | Actualisé 27/11/2015 10:32 EST
Facebook Rick Hillier

L'ancien chef d'état-major des Forces canadiennes Rick Hillier exhorte au maintien des forces aériennes canadiennes contre l'EI, appelant même à déployer des forces de l'armée de terre en Syrie et en Irak.

Dans une entrevue accordée à CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, M. Hillier estime que les frappes des avions de chasse canadiens sont des outils « précieux » pour lutter contre le groupe armé État islamique, mais qu'il ne faut pas négliger le déploiement de forces spéciales.

« Je pense que déployer des forces spéciales sur le terrain, qui procèderaient à des frappes très précises, serait une décision puissante et dont nous sommes capables. »

— Rick Hillier, ancien chef d'état-major des Forces canadiennes

Selon M. Hillier, ces forces spéciales pourraient permettre de déstabiliser, voire de mettre hors d'haleine l'État islamique en ciblant leurs attaques sur l'appareil de direction du groupe armé.

« Cela les empêcherait ainsi de recruter, de se financer et de projeter leur violence autour du monde », précise l'ancien chef d'état-major.

En campagne électorale, le premier ministre Justin Trudeau avait promis le retrait des six avions de chasse CF-18 qui prennent part à la coalition internationale contre l'EI, pour que les Forces se concentrent sur la formation de troupes locales en Syrie et en Irak. Si tôt élu, il a confirmé sa décision au président américain Barack Obama lors d'un entretien téléphonique.

Pour Rick Hillier, former des forces locales impliquerait toutefois que les forces armées canadiennes aillent « jusqu'au bout ».

« Vous ne pouvez pas envoyer les unités entraînées sur le terrain sans être à leurs côtés. Si vous ne participez pas en tant que formateur au déploiement des opérations, vous ne pourrez jamais les aider à s'améliorer », ajoute l'ancien militaire.

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