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«Les syndicats font preuve d'ouverture» - Martin Coiteux

26/11/2015 05:53 EST | Actualisé 26/11/2015 06:46 EST
PC

Le président du Conseil du Trésor du Québec change de ton. Martin Coiteux a fait preuve d'optimisme pour la première fois depuis le début des négociations avec le Front commun intersyndical.

« Il y a un processus en cours à l'heure actuelle. Les syndicats font preuve d'ouverture. On est dans une phase d'intensification des travaux aux tables de négociations. Dans ce contexte-là, le gouvernement est prêt à donner une chance au coureur », a dit M. Coiteux jeudi avant-midi, avant de quitter les journalistes sans répondre à d'autres questions.

Cet espoir contraste avec l'ancienne posture de M. Coiteux qui, jusque-là, répétait que la position du gouvernement et celle des syndicats se situaient à « des années-lumière ».

M. Coiteux fait désormais écho à la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot. Mercredi, elle se réjouissait du rythme des négociations depuis le dépôt de la contre-proposition syndicale.

La FAE interpelle le premier ministre

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) confirme qu'elle détient un mandat de grève pour les 9, 10 et 11 décembre. Cette mesure pourrait toucher 375 000 élèves québécois.

La FAE interpelle le premier ministre Philippe Couillard afin qu'il intervienne pour résoudre le conflit de travail qui l'oppose au président du Conseil du Trésor.

La Fédération a rencontré une soixantaine de fois les négociateurs du gouvernement sans jamais parvenir à une entente.

Le Front commun, qui représente 400 000 des 500 000 employés de l'État, a déposé sa contre-proposition le 18 novembre dernier. Il a revu à la baisse ses demandes initiales quant aux hausses salariales de 4,5 % par année pendant trois ans, pour les porter à 2,9 % la première année. Pour les deux années suivantes, il demande au minimum 2 %, soit l'Indice des prix à la consommation ainsi qu'un rattrapage salarial de 1 %. Finalement, il espère 0,5 % d'augmentation salariale additionnelle par année si la croissance du produit intérieur brut est supérieure à 1 %.

Le Front commun a reporté la grève de trois jours qu'il devait tenir les 1er, 2 et 3 décembre, afin de marquer ainsi sa volonté de négocier.

Le président du Conseil du Trésor avait qualifié cette contre-proposition d'inacceptable et avait parlé d'impasse.

Au début de la négociation, Québec offrait à l'ensemble des employés de l'État deux années de gel salarial et trois années avec des augmentations limitées à 1 % par année.

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