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Le Front commun en grève le 9 décembre

26/11/2015 01:58 EST | Actualisé 26/11/2016 05:12 EST
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Le Front commun annonce une grève le 9 décembre prochain pour dénoncer « les nombreuses impasses » dans les négociations avec le gouvernement Couillard.

« Des blocages importants subsistent, notamment aux tables sectorielles et sur les enjeux des hausses de salaire et du régime de retraite », constatent les porte-parole du Front commun, Daniel Boyer (FTQ), Francine Lévesque (CSN) et Louise Chabot (SISP).

Les syndicats, qui rappellent avoir reporté ses journées de grève pour « laisser toute la place à la négociation », estiment que les pourparlers « doivent mener à des réponses concrètes aux demandes [...] déposées et, ultimement, à une convention signée ».

« Nous poursuivons la négociation de bonne foi, mais si aucun progrès tangible n'est observé à l'ensemble de nos tables, nous serons en grève le 9 décembre prochain. Et il nous restera encore deux jours de grève en poche si le gouvernement continue de faire la sourde oreille. »

— Extrait du communiqué du Front commun

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l'APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). IL représente quelque 400 000 employés des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec.

« Les syndicats font preuve d'ouverture », selon Martin Coiteux

Étonnamment, le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, a fait preuve d'optimisme pour la première fois depuis le début des négociations avec le Front commun intersyndical.

« Il y a un processus en cours à l'heure actuelle. Les syndicats font preuve d'ouverture. On est dans une phase d'intensification des travaux aux tables de négociations. Dans ce contexte-là, le gouvernement est prêt à donner une chance au coureur », a dit M. Coiteux jeudi avant-midi, avant de quitter les journalistes sans répondre à d'autres questions.

Cet espoir contraste avec l'ancienne posture de M. Coiteux qui, jusque-là, répétait que la position du gouvernement et celle des syndicats se situaient à « des années-lumière ».

M. Coiteux fait désormais écho à la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot. Mercredi, elle se réjouissait du rythme des négociations depuis le dépôt de la contre-proposition syndicale.

La FAE interpelle le premier ministre

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) confirme qu'elle détient un mandat de grève pour les 9, 10 et 11 décembre. Cette mesure pourrait toucher 375 000 élèves québécois.

La FAE interpelle le premier ministre Philippe Couillard afin qu'il intervienne pour résoudre le conflit de travail qui l'oppose au président du Conseil du Trésor.

La Fédération a rencontré une soixantaine de fois les négociateurs du gouvernement sans jamais parvenir à une entente.

Le Front commun, qui représente 400 000 des 500 000 employés de l'État, a déposé sa contre-proposition le 18 novembre dernier. Il a revu à la baisse ses demandes initiales quant aux hausses salariales de 4,5 % par année pendant trois ans, pour les porter à 2,9 % la première année. Pour les deux années suivantes, il demande au minimum 2 %, soit l'Indice des prix à la consommation ainsi qu'un rattrapage salarial de 1 %. Finalement, il espère 0,5 % d'augmentation salariale additionnelle par année si la croissance du produit intérieur brut est supérieure à 1 %.

Le Front commun a reporté la grève de trois jours qu'il devait tenir les 1er, 2 et 3 décembre, afin de marquer ainsi sa volonté de négocier.

Le président du Conseil du Trésor avait qualifié cette contre-proposition d'inacceptable et avait parlé d'impasse.

Au début de la négociation, Québec offrait à l'ensemble des employés de l'État deux années de gel salarial et trois années avec des augmentations limitées à 1 % par année.

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