BIEN-ÊTRE

La 55e édition du Bal du Musée des beaux-arts de Montréal s'annonce très stylée: entretien

19/11/2015 01:47 EST | Actualisé 20/11/2015 09:14 EST
Courtoisie

Samedi 21 novembre se déroulera la 55e édition du Bal du Musée des beaux-arts de Montréal, célèbre soirée bénéfice, qui s'annonce d'ores et déjà très mode. Le thème de cette année, “Libre comme l’art ” rendra hommage à l’art sous toutes ses formes et toutes ses interprétations, mais aussi à l’une de ses vertus non négligeables: sa capacité à nous transporter et à nous faire du bien. Chic!

Au programme: des installations et des univers hors du commun réalisés par des d’artistes locaux, dont le trio d’A785, Annie Legault, Azamit, Emilie F. Grenier, Dominique Houle, Judith Portier, Sophie Julien, Olivier Stenberg, Mélissa Matos et Andrew Ly, et orchestrés par l’artiste montréalaise Lysanne Pepin, secondée par la directrice de création Isabelle Long.

Entretien avec Tania Dupont, présidente du comité organisateur du bal.

Qu'est-ce qui a motivé ce vent de renouveau?

«Le bal du Musée des beaux-arts en est à sa 55e édition cette année, ce qui n’est pas rien! S’il est encore parmi, sinon le plus prestigieux bal de Montréal aujourd’hui, c’est qu’il a su se renouveler, être de son temps. Assurer sa pérennité, ça veut aussi dire d’évoluer. L’Association des bénévoles du Musée des beaux-arts m’a fait confiance pour opérer certains changements de formule que j’estime salutaires pour plaire davantage à la frange plus jeune des convives. Élégance ne veut pas dire protocole. Nous souhaitons offrir aux gens une soirée qui met en valeur la créativité d’ici et qui soit inspirante, accueillante, et où règne la joie.»

Réunir des talents d'ici pour démontrer que l'union fait la force?

«Le Musée est ancré dans la réalité montréalaise et façonne ses rapports à la communauté de multiples façons à travers plusieurs organismes et programmes. Le bal n’est qu’une autre façon d’illustrer cette intégration. Procurer à la relève en arts en en design le temps d’un soir l’opportunité de faire valoir son talent en est aussi le reflet. Le Musée aime les artistes… et les artistes aiment le Musée.»

Les talents d'ici réunis participent à faire briller Montréal, ville créative?

«Assurément. Les artistes impliqués dans ce projet ont des carrières à l’échelle globale et se font les porte-étendards du talent créatif montréalais dans leurs réalisations à l’étranger. Je ne sais pas à quoi elle est due cette créativité, à la rencontre des cultures, à l’extrême des éléments, ou encore à la débrouillardise dont on doit faire preuve quand est moins nantis (historiquement), mais, elle me semble, indéniable. Cultivons-la, c’est notre force.»

annie legault

Photo: Installation Annie Legault

La mode (en tant qu'art): une vraie capacité à nous transporter et à faire du bien (surtout en ces temps sombres) ?

«Ça dépend de chacun, mais dans mon cas… définitivement. On peut dire que c’est vain, mais qui n’a pas besoin de se sortir des choses plus sérieuses parfois? La mode vestimentaire peut être identitaire. Parfois c’est le reflet de l’état intérieur. Elle constitue aussi un langage, une affirmation de soi. On est bien dans sa peau quand on réussit à être soi-même. Avoir son style, afficher ses couleurs, être coquette, il me semble que cela reflète un certain amour propre qui est sain à mon humble opinion.»

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