POLITIQUE

Parti conservateur: le bilinguisme du chef intérimaire, pas un critère essentiel

03/11/2015 07:56 EST | Actualisé 03/11/2015 07:56 EST
conservateur.ca

Ce serait "un plus", voire "très important" que le chef par intérim de l'opposition officielle à Ottawa soit bilingue, mais sinon, "il n'y a rien de mal à ce qu'il apprenne le français" en cours de route.

Parmi les prétendants au poste de chef intérimaire du Parti conservateur, seuls Diane Finley et Denis Lebel - qui a laissé entendre vendredi dernier qu'il envisageait de se présenter en tandem avec l'Albertaine Michelle Rempel - maîtrisent adéquatement les deux langues officielles.

Les candidats déclarés Rona Ambrose, Candice Bergen, Rob Nicholson, Erin O'Toole et Mike Lake ne parlent pas couramment le français.

Selon le député Maxime Bernier, la maîtrise de la langue française n'est pas une condition sine qua none pour diriger le parti de façon intérimaire. Il dit souhaiter "le meilleur des candidats" et juge que "c'est évidemment un plus si le candidat peut s'exprimer en français".

Le nouveau député fédéral Gérard Deltell - qui offre son appui à M. Lebel, que celui-ci présente ou pas une candidature conjointe avec Mme Rempel - va un peu plus loin et parle d'un critère "très important" à ses yeux.

Celui qui dirigera jeudi la rencontre du caucus conservateur, Deepak Obhrai, estime pour sa part que "ce serait bien" que le chef conservateur par intérim puisse interpeller le nouveau premier ministre Justin Trudeau dans la langue de Molière à la Chambre des communes.

Mais si le prochain locataire de Stornoway, la résidence officielle du chef de l'opposition officielle, ne maîtrise pas le français, "il n'y a rien de mal à ce qu'il l'apprenne" pendant son intérim, a suggéré M. Obhrai.

Le candidat Mike Lake dit s'atteler présentement à cette tâche - pour le moment, il dit comprendre "un petit peu" le français.

Le chef intérimaire du Parti conservateur sera connu jeudi à l'issue d'une rencontre du caucus.

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