POLITIQUE

5 moments marquants dans la carrière de Gilles Duceppe

30/09/2015 02:43 EDT | Actualisé 30/09/2015 02:47 EDT

Bon orateur et politicien combatif, Gilles Duceppe fut la figure de proue du mouvement souverainiste à Ottawa pendant plus de 20 ans. Il est revenu à la tête du Bloc québécois en juin dernier, quatre ans après avoir quitté le parti à la suite d'une cuisante défaite électorale.

13 AOÛT 1990

Gilles Duceppe obtient 66,9 % des voix à l'élection complémentaire dans la circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, contre le candidat libéral Denis Coderre. Il devient ainsi le premier élu sous la bannière du Bloc québécois à faire son entrée à la Chambre des communes, trois semaines après la fondation du parti par Lucien Bouchard et six autres députés, déçus de l'échec de l'accord constitutionnel du lac Meech.

Gilles Duceppe sera réélu six fois dans cette circonscription avec d'importantes majorités.

« Les Québécois ont fini par comprendre que le Canada anglais ne dirait jamais oui à quelque demande que ce soit venant du Québec. Le comté de Laurier-Sainte-Marie a compris lui aussi. » — Gilles Duceppe

15 MARS 1997

Gilles Duceppe devient chef du Bloc québécois, succédant ainsi à Michel Gauthier. Ce dernier avait été élu après le départ de Lucien Bouchard, parti prendre la tête du Parti québécois en 1996. Les querelles intestines ont toutefois eu raison de M. Gauthier, poussé à la démission moins d'un an après son élection.

11 MAI 2007

Gilles Duceppe annonce qu'il se lance dans la course à la succession d'André Boisclair, qui vient de démissionner après sa défaite électorale. Vingt-quatre heures plus tard, il se rétracte, laissant la place à l'ancienne ministre Pauline Marois, que les sondages donnent favorite. L'arrivée du chef bloquiste n'avait pas provoqué un grand enthousiasme ni chez les péquistes ni auprès de la population.

En 2005, après la démission-surprise de Bernard Landry à la tête du Parti québécois, on avait déjà pressenti Gilles Duceppe à Québec. Il avait toutefois préféré rester au Bloc.

2 MAI 2011

Le Bloc québécois est presque rayé de la carte et Gilles Duceppe est défait dans Laurier-Sainte-Marie lors de l'élection de 2011. Il annonce le soir même sa démission comme chef du parti. C'est une défaite cinglante pour le chef du Bloc, emporté par la vague néo-démocrate qui a balayé le Québec.

Il est ainsi contraint de laisser sa place à une nouvelle venue en politique, Hélène Laverdière. Gilles Duceppe, qui détenait la circonscription depuis 1990, avait toujours été réélu haut la main.

« Je vous quitte, mais d'autres suivront jusqu'à ce que le Québec devienne un pays. » — Gilles Duceppe

10 JUIN 2015

Gilles Duceppe annonce son retour comme chef du Bloc québécois en vue des élections d'octobre. Voyant la dégringolade dans les intentions de vote, le chef, Mario Beaulieu, lui a cédé sa place. Il ne reste que deux députés bloquistes à la Chambre des communes, les deux autres élus ayant démissionné à la suite de divergences avec Mario Beaulieu.

« Un nouveau cycle politique commence et l'heure est au rassemblement de toutes les forces indépendantistes. » — Gilles Duceppe

Gilles Duceppe, à part la politique

  • Né le 22 juillet 1947, il a grandi dans le quartier ouvrier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal;
  • Titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques de l'Université de Montréal;
  • Vice-président de l'Union générale des étudiants du Québec (1968-1969);
  • Directeur du journal étudiant Quartier Latin (1970);
  • S'implique dans le journal communiste En lutte!, puis adhère à la Ligue communiste marxiste-léniniste et au Parti communiste ouvrier (1970-1980);
  • Conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux (1983-1990);
  • Il est marié avec Yolande Brunelle et a deux enfants, Amélie et Alexis.

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