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«Vinci»: après le Périscope, tournée dans la couronne montréalaise (VIDÉO/PHOTOS)

09/09/2015 10:24 EDT | Actualisé 23/09/2015 11:19 EDT

Vinci n’est pas une biographie du génie italien décédé en 1519. C’est plutôt une nouvelle mouture de l’œuvre d’un autre génie, québécois celui-là, qui ouvre la saison 2015-2016 du Périscope.

Pour son 30e anniversaire, le théâtre de la rue Salaberry s’est offert la relecture d’une œuvre de Robert Lepage. La production, qu’on verra à Québec jusqu’au 26 septembre, sillonnera ensuite le Québec jusqu’au 10 décembre prochain.

Voici les dates de tournée:

Théâtre de la Ville, Longueuil: 30 septembre, 1er et 2 octobre, 20h

Maison des arts de Laval: 3 octobre, 20h

Théâtre Hector-Charland, L’Assomption: 6 octobre, 21h

Salle Pauline-Julien, Ste-Geneviève: 7 octobre, 20h

Théâtre des Deux-Rives, St-Jean-sur-Richelieu: 29 octobre, 19h30 et 5 décembre, 20h

Salle Albert-Dumouchel, Salaberry-de-Valleyfield: 28 novembre, 20h

L’adaptation qu’en a faite Frédéric Dubois est toujours campée en 1985, année à laquelle l’œuvre a été créée. On y assiste aux errances de Philippe, photographe qui subit coup sur coup la mort d’un ami et l’échec d’une exposition. Du Québec, il s’envole vers l’Europe pour s’évader, prendre l’air.

« Par toutes sortes de hasard, il se retrouve à croiser Léonard de Vinci dans toutes sortes de contextes », expose celui qui assure la direction artistique du Périscope depuis 2011. Les réflexions du génie de la Renaissance, combinées aux personnages et aux toiles qu’il rencontre de Londres à Vinci, vont « tranquillement le faire renaître, lui faire se poser les bonnes questions ».

«Vinci» au Périscope


Dans les traces de Robert Lepage

Cette mouture de Vinci est la première depuis sa présentation lors de la saison inaugurale du Périscope.

C’est aussi un clin d’œil fait à l’un des fondateurs de l’institution et à une œuvre qui a marqué son époque. « C’est le premier solo de Robert, donc cette forme-là, c’était très nouveau dans le temps », souligne Frédéric Dubois. L’œuvre a d’autant plus surpris que les technologies utilisées étaient inédites au théâtre dans les années 1980. « Ça a fait histoire. »

La mise en scène originale n’a cependant pas été reprise et le souci technologique du créateur n’a pas été imité, avise le metteur en scène. « On s’est penché sur les enjeux, sur les personnages et sur l’histoire avec notre sensibilité à nous, sans essayer de refaire le spectacle de Robert Lepage ».

L’un des principaux changements : l’ajout d’un acteur (Pierre Philippe Guay en guide aveugle) qui donne la réplique à un Olivier Normand aux multiples personnages, dont celui du protagoniste.

Au final, l’esprit du texte est resté intact, assure le créateur du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant ? « On retrouve ses thèmes, son humour, son écriture, sa manière d’aborder le théâtre: tout est encore là. »

Ce qui ne veut pas dire que le fondateur d’Ex Machina ait été exclu du processus. Bien au contraire, puisque Frédéric Dubois a eu recours à ses lumières lors de l’adaptation du texte. « L’écriture de Robert n’est pas faite que de dialogues et de textes, mais c’est une écriture de mise en scène, se souvient-il. Il y a des trucs qu’on ne pouvait pas savoir avec le texte ».

Extrait

Moi, je préfère un médium chaud, comme la peinture.
Vous savez, un jour, j’ai un ami qui m’a peinte.
C’était extraordinaire!
J’étais placé devant un paysage complètement asséché comme s’il y avait eu une catastrophe atomique. J’étais placé en trois quarts comme ceci.

Mes mains étaient sur mon ventre comme si je portais en moi l’embryon d’une génération d’enfants lumière. Et pour bien faire comprendre que j’étais la seule à savoir, il m’avait peinte un sourire énigmatique.

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