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La Gaspésie comme on ne l'a jamais vue, grâce aux drones

18/09/2015 03:29 EDT | Actualisé 18/09/2015 03:29 EDT
Courtoisie Hovercam

À Maria, en Gaspésie, l'entreprise Hovercam UAV exploite au maximum le potentiel des drones, ces petits appareils téléguidés qui survolent silencieusement le territoire. Que ce soit pour faire découvrir des paysages à couper le souffle, dénombrer un troupeau de phoques ou pour étudier un espace forestier, ils contribuent à faire connaître la Gaspésie comme on ne l'a jamais vue.

Un texte de Brigitte Dubé

Au-delà de la curiosité humaine, de la guerre et de l'espionnage, ils ont d'innombrables applications pratiques. Le domaine est en pleine explosion.

« Les drones sont utiles en foresterie, en agriculture, dans l'inspection de bâtiments, d'infrastructures et d'éoliennes, pour la cartographie, etc. Les possibilités sont infinies. »

— Fabrice Cheseaux, responsable des opérations pour Hovercam UAV en Gaspésie

Hovercam est une entreprise en recherche et développement en pleine expansion dont le siège social se trouve à Dolbeau, au Lac Saint-Jean.

Fabrice Cheseaux mentionne, entre autres, la réalisation de cartographie à basse altitude pour une compagnie de gestion forestière. Le drone permet aux propriétaires de lots forestiers de mieux gérer leur domaine et faire le suivi de coupes beaucoup plus efficacement.

« Le drone est capable de prendre des images à une distance entre 150m et 200m avec une résolution incroyable. En un peu plus d'une heure, on peut couvrir à peu 300 hectares. Ça représente 9 jours de travail au sol selon un ingénieur forestier. »

— Fabrice Cheseaux, responsable des opérations pour Hovercam UAV en Gaspésie

Première inspection nord-américaine d'éoliennes

Hovercam a réalisé la première inspection nord-américaine d'éoliennes avec des photos prises à 5m de la pale. Le drone a un système de sécurité au laser qui élimine les risques de collision.

On a créé une analyse complète de la problématique complète une de travail pale par pale, éolienne par éolienne. Une personne ne peut pas tout voir. On espère conquérir la planète avec notre système.

Les drones ont aussi d'autres applications comme l'estimation du volume d'une carrière. « On a pris deux images, une en mai et une en septembre et on a comparé les photos. On peut vraiment voir exactement le volume prélevé », signale Fabrice Cheseaux.

Hovercam a aussi capté des images du parc Forillon pour la BBC, National Geographic et TV5 Monde.

Vivement, une réglementation plus sévère

« Les normes devraient être plus sévères. Les gens pensent que c'est normal de voir voler ces objets. C'est incroyable qui y ait pas plus d'accidents. Les gens ne savent pas réagir quand un problème survient. C'est une technologie très pointue. Le monde du drone est en train d'exploser. On souhaite la création de compagnies aériennes de drones. »

— Fabrice Cheseaux, responsable des opérations pour Hovercam UAV en Gaspésie

M. Cheseaux ajoute qu'un drone de 2 kilos qui tombe de 100m peut facilement tuer quelqu'un.

Piloter un drone ou un avion de ligne, même combat

L'utilisation de drones va créer de l'emploi en Gaspésie parce que les contrats affluent. La compagnie n'arrive pas à donner suite à toutes les demandes.

Piloter un drone pour des opérations professionnelles demande une formation de base, mais la formation que nous donnons est très poussée. La technologie des appareils est tellement complexe qu'elle équivaut à piloter un avion de ligne.

D'après un reportage d'Isabelle Larose, à l'émission Au coeur du monde

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