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D'autres accusations seront portées contre des membres de la FIFA

14/09/2015 06:54 EDT | Actualisé 14/09/2015 06:54 EDT
FABRICE COFFRINI via Getty Images
US Attorney General Loretta Lynch (R) and her Swiss counterpart Michael Lauber, both targeting the football world's governing body FIFA in corruption probes, attend a press conference to provide a joint update on the investigations in Zurich on September 14, 2015. FIFA has been engulfed in scandal since May, when seven of its executives were arrested in Zurich by Swiss police, who were acting on US indictments. AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI (Photo credit should read FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images)

La procureure générale des États-Unis Loretta Lynch, flanquée de son homologue suisse Michael Lauber, a été catégorique : il y aura un deuxième tour d'accusations.

Michael Lauber a enchaîné: « Nous n'en sommes pas encore à la mi-temps de l'enquête et nous prévoyons d'engager des poursuites contre de nouvelles personnes », a dit le procureur suisse.

« Le cadre de notre enquête n'est pas limité [...] et nous pensons pouvoir inculper d'autres personnes et d'autres organisations, au-delà des 14 personnes déjà mises en examen, neuf hauts dirigeants du football mondial et cinq hommes d'affaires dans le secteur du marketing sportif », a précisé Mme Lynch à la conférence de presse commune.

D'après l'enquête américaine, lancée par Mme Lynch alors qu'elle était encore procureure à New York, ce sont 150 millions de dollars de pots-de-vin et de rétrocommissions qui auraient circulé dans les hautes sphères du soccer, depuis 25 ans.

La justice suisse n'a pas perdu de temps. Le procureur général a confirmé que « des actifs financiers ont été saisis, y compris des appartements dans les Alpes suisses » en lien avec les conditions d'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar.

La procureure américaine a enfin rappelé que la corruption à la FIFA est « un problème global, que la solution doit être globale, à partir d'une réponse globale ».

L'étau se resserre autour de Blatter

A la question de savoir si Joseph Blatter, le président démissionnaire de la FIFA, serait entendu par les enquêteurs américains, Mme Lynch s'est refusé à plus de détails, expliquant avec humour qu'elle ne pouvait pas commenter « le programme de voyage » du président dont le successeur à la tête du football mondial sera connu le 26 février, lors d'un congrès extraordinaire de la FIFA.

La salve est plutôt venue de l'ancien conseiller anticorruption de la FIFA, Mark Pieth, qui est aussi professeur de droit pénal.

Selon M. Pieth, Sepp Blatter devrait faire face à une enquête criminelle pour avoir vendu en dessous du prix les droits de télédiffusion de la Coupe du monde à Jack Warner.

« Blatter doit se défendre contre une forme de détournement de fonds. Voilà un sujet qu'ils doivent aborder », a déclaré Pieth dans le cadre de l'enquête menée par le procureur général de Suisse.

La télévision suisse SRF a montré, vendredi, un contrat de 2005 signé par Blatter qui cède les droits de retransmission télévisés des Coupes du monde de 2010 et 2014 au président de la Fédération des Caraïbes, Jack Warner, pour la somme de 600 000 $.

Warner, à l'époque vice-président de la FIFA et partisan de Blatter, a ensuite accordé les droits à une compagnie contrôlée par sa famille. Ils ont ensuite été vendus pour une somme estimée à 20 millions de dollars à un diffuseur de la Jamaïque.

Le contrat semble confirmer l'affirmation de Warner en 2011, après avoir quitté la FIFA à la suite d'une affaire de corruption, selon laquelle la FIFA le laissait négocier les droits à la baisse de la Coupe du monde en échange du soutien à Blatter à l'élection présidentielle.

Warner est accusé aux États-Unis de corruption et de blanchiment d'argent. Arrêté à Trinité-et-Tobago, il a été libéré sous caution. Les États-Unis ont demandé son extradition.

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