POLITIQUE

Lutte contre les stages non rémunérés : Force Jeunesse et la FECQ applaudissent le plan du NPD

10/09/2015 01:58 EDT | Actualisé 10/09/2015 02:07 EDT
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Les groupes jeunesse du Québec se réjouissent de voir les néodémocrates promettre de lutter contre les stages non rémunérés s'ils forment le gouvernement.

«Cette proposition du NPD répond à une demande importante de Force Jeunesse et démontre que les conditions de travail des jeunes occupent enfin une place dans le débat public », a commenté la présidente de Force Jeunesse, Nolywé Delannon.

La Fédération étudiante collégiale du Québec applaudit également cette promesse qui est « un premier pas dans la bonne direction », selon le président Antoine Côté.

« On est contents que ça se traduise en réel engagement, dit-il. De savoir que le NPD a à cœur cette réalité démontre qu’ils sont ouverts à améliorer les conditions de vie des jeunes. »

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De passage à Winnipeg, le chef Thomas Mulcair a dévoilé son plan pour créer des débouchés pour 40 000 jeunes sur le marché du travail, en partenariat avec les organismes à but non lucratif et le secteur privé. Le NPD promet aussi de protéger la sécurité des jeunes stagiaires et de restreindre le recours aux stages non rémunérés.

« Il y a au moins 60 000 emplois de moins pour les jeunes depuis l’arrivée au pouvoir de Stephen Harper, et le nombre de jeunes au chômage a presque triplé depuis un an. On doit faire mieux, a déclaré Thomas Mulcair par voie de communiqué de presse.

En entrevue avec Le Huffington Post Québec, le mois dernier, le député de Rosemont-La-Petite-Patrie Alexandre Boulerice avait rappelé que son parti avait déposé en 2013 un projet de loi d’initiative parlementaire pour mieux encadrer les stages.

« L’objectif visé par le NPD est d’éviter que les jeunes soient du cheap labour exploité par les entreprises. Un stage devrait toujours être formateur pour celui qui le suit et les conditions devraient être aussi respectueuses que celles des employés réguliers », a-t-il dit.

Force Jeunesse a entrepris une tournée pour sensibiliser les partis fédéraux aux enjeux concernant les jeunes travailleurs et pour leur demander s’ils étaient prêts à revoir le Code du travail canadien en ce sens.

Jusqu’à présent, l’organisme a rencontré le Parti libéral du Canada, le NPD et le Bloc québécois, qui se sont tous dits sensibles à leur cause. Mais seul les néodémocrates ont pris un engagement clair pour mieux protéger les stagiaires jusqu’à présent.

« Des propositions de cette nature, en raison de leur impact sur les conditions de travail des jeunes du pays, peuvent redonner envie à la jeunesse de participer à l’exercice démocratique que constitue une élection. Force Jeunesse encourage l’ensemble des partis politiques fédéraux à agir en ce sens pour stimuler le vote de cette génération d’électeurs », ajoute Nolywé Delannon.

Il est estimé que près de 300 000 personnes travailleraient sans salaire au Canada pour des entreprises – parfois les plus prospères au pays – en espérant obtenir un emploi payé.

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