POLITIQUE

Femmes autochtones assassinées: du sociofinancement pour une enquête

09/09/2015 04:00 EDT | Actualisé 09/09/2016 05:12 EDT
PRAKASH MATHEMA via Getty Images
A Nepalese women belonging to 'Magar' perform a dance routine before the inauguration of The Indigenous Film Festival 2009 in Kathmandu on May 28, 2009. The four-day long international indigenous film festival which has kicked off in Nepal's capital, will showcase 32 Nepali films, 34 international short films and documentaries. A group of filmmakers from Canada will exhibit their oeuvres and will select a few Nepali films to be screened at the Imagine Native Film Festival in Canada. AFP PHOTO/Prakash MATHEMA (Photo credit should read PRAKASH MATHEMA/AFP/Getty Images)

Des chefs des Premières Nations lancent en Ontario une campagne de sociofinancement en ligne pour financer leur propre enquête sur les disparitions et les meurtres de centaines de femmes autochtones.

Le chef régional de l'Assemblée des Premières Nations de l'Ontario, Isadore Day, a déclaré mercredi qu'il ne souhaitait pas attendre plus longtemps après le gouvernement fédéral pour qu'il lance une telle enquête. Il a ajouté qu'en plus de recueillir des fonds, cette campagne de financement braquerait les projecteurs sur le besoin de tenir une enquête nationale sur ce drame.

La première ministre ontarienne Kathleen Wynne livrera le discours d'ouverture au lancement officiel de la campagne «Qui est-elle?», au cours de laquelle des photos de femmes disparues ou tuées et des messages pour leurs familles seront dévoilées.

Mme Wynne a déclaré qu'il était tout à fait louable que les chefs lancent une telle campagne en Ontario, mais elle a spécifié qu'elle continuerait à faire pression pour qu'une commission d'enquête nationale soit menée.

Selon la Gendarmerie royale du Canada, plus de 1200 femmes autochtones au pays sont disparues ou ont été tuées entre 1980 et 2014. Plusieurs d'entre elles ont été tuées par l'homme avec lequel elles vivaient ou encore par un homme qu'elles connaissaient.

Le gouvernement conservateur refuse de lancer une commission d'enquête publique, arguant qu'il n'est pas nécessaire de mener plus d'études sur le sujet puisque plus de 80% des meurtres ont été résolus par la police.

Le Parti libéral et le Nouveau parti démocratique ont promis de tenir une telle enquête s'ils sont élus à la tête du pays le 19 octobre.

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