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Marie-Ève Pelletier: un premier grand rôle au cinéma dans «Le journal d'un vieil homme»

08/09/2015 04:36 EDT | Actualisé 08/09/2015 04:37 EDT
Courtoisie

La comédienne Marie-Ève Pelletier tient un premier grand rôle au cinéma dans Le journal d’un vieil homme, nouveau film de Bernard Émond, présentement à l’affiche.

Celle qui a «jadis, naguère», comme elle le dit avec le sourire, interprété des personnages dans Trauma, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Les Invincibles et 4 et demi, avait déjà fait un bref saut au grand écran dans le film Maurice Richard mais, dans Le journal d’un vieil homme, elle hérite d’un mandat avec énormément de substance et de nuances en incarnant Katia, la fille adoptive de Nicolas (Paul Savoie), protagoniste central de cette adaptation du récit Une banale histoire, d’Anton Tchekhov.

Le périple au septième art de Marie-Ève Pelletier ne devrait d’ailleurs pas s’achever là si on en croit Bernard Émond qui, après l’avoir dirigée, dit d’elle qu’elle est «une grande comédienne, qu’on ne connaît pas assez».

Marie-Ève Pelletier dans «Le journal d'un vieil homme»


«Travailler avec Bernard Émond, c’est un charme, lance en retour Marie-Ève Pelletier. C’est un être très délicat. Avec lui, tout se fait d’une façon naturelle. Il aime les acteurs, il les considère. On a un bel échange, avec lui. Il est très ouvert à nos couleurs, nos idées. C’est quelqu’un qui laisse émerger les choses tranquillement. C’est le bonheur!»

Dans Le journal d’un vieil homme, l’actrice insuffle toute sa mélancolie à Katia, une jeune femme écorchée par la vie, sur qui Nicolas, enseignant et homme de science marchant lentement vers la mort, jette un regard protecteur, mais plein de désarroi parce qu’impuissant devant sa détresse.

«Katia est la fille adoptive de Nicolas, relate Marie-Ève Pelletier. Tous deux sont très proches depuis le décès de la mère de Katia, survenu quand elle avait environ huit ans. Katia a ensuite fait des études en théâtre à Québec, est partie en Europe et a fait son chemin. Mais il lui est arrivé une tragédie à l’échelle humaine ; elle a été laissée par son amoureux et a perdu un enfant. Elle a été complètement brisée à ce moment-là, ça l’a transformée, ça lui a enlevé le goût de vivre, elle a perdu son moteur.»

«Là où Nicolas et elle se retrouvent, et s’éloignent à la fois, c’est qu’ils sont tous les deux dans une quête de sens. Nicolas est en fin de vie, malade et amer, et se demande pourquoi. Entre Katia et lui se produira un échange, une danse à deux, ils essaieront de s’aider, mais bien maladroitement», ajoute Marie-Ève Pelletier.

Pas d’amour perdu

Le journal d’un vieil homme compte aussi sur la présence, à son générique, de Marie-Thérèse Fortin, dans la peau de la deuxième épouse de Nicolas, qui n’entretient pas de très bons rapports avec Katia. Ariane Legault, Patrick Drolet et Daniel Parent sont aussi de l’œuvre.

«Le journal d’un vieil homme est un film qui dit deux choses contradictoires, expose son réalisateur, Bernard Émond. D’abord, qu’il y a des gens envers qui on ne peut rien. Et ensuite, qu’il n’y a jamais d’amour perdu. On sait qu’il y a des gens devant qui on sera toujours impuissants, à cause de la dépression, de l’alcoolisme, etc. C’est toujours une expérience extrêmement difficile d’avoir ces gens parmi ses proches. Mais il n’y a pas d’amour perdu. Même si on n’arrive pas à les sortir de leur malheur, le simple fait d’aimer a sa valeur.»

Le journal d’un vieil homme est encore en salle dans les cinémas de la province.

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