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Festival d'opéra de Québec: Aperçu de «L'amour de loin» de Robert Lepage (PHOTOS)

29/07/2015 08:35 EDT | Actualisé 29/07/2015 08:38 EDT

Une semaine après le dévoilement du décor de la tête d’affiche du Festival d’Opéra de Québec, les médias de même que 150 invités d’Ex Machina ont assisté à la générale de la nouvelle production de Robert Lepage.

Dans la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, le silence est total. Une petite lumière s’allume, puis deux, puis trois. Discrètes, elles se muent en un ciel étoilé avant de prendre l’allure d’une mer chatoyante. Rapidement, une musique aux accents modernes et médiévaux, voire arabes, emplit l’espace.

C’est aux abords de cette Méditerranée lumineuse que naîtra et s’épanouira, en plein XIIe siècle, un amour impossible entre le prince français Jaufré Rudel et la comtesse libanaise Clémence. Les amants se courtiseront sans se voir par la seule entremise d’un pèlerin qui voyage sur ces eaux.

Telle est l’intrigue de «L’amour de loin», premier opéra de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho. La mouture «lepagienne» de l’œuvre sera présentée pour la toute première fois à Québec à compter de ce jeudi. Après les quatre représentations prévues dans le cadre du Festival d’Opéra de Québec, la production prendra la route du Metropolitan Opera de New York à l’automne 2016.

Un écran décomposé

Personnage à part entière, la mer qui sépare les amants éperdus est composée de quelque 28 000 lumières DEL, toutes animées de façon indépendante. «Tout est programmé comme si c’était un écran», explique Grégoire Legendre, directeur général et artistique de l’Opéra de Québec. C’est ce qui recrée le scintillement de la mer ou le lever du soleil par exemple. Tout passe par cet écran décomposé.»

À cela s’ajoute une structure mécanique dirigée par ordinateur d’où les interprètes sont perchés tout au long de l’histoire.

De Québec à New York

Ce n’est pas la première fois que les deux maisons unissent leurs efforts pour présenter une œuvre de Robert Lepage.

En 2012, le classique shakespearien The Tempest revisité par Thomas Adès avait marqué la seconde édition du festival de même que la saison 2012-2013 de la célèbre institution new yorkaise.

Avec «L’amour de loin», la collaboration entre le jeune festival et le monstre sacré de l’opéra s’affine. En plus d’avoir proposé le projet à l’équipe de Québec, le Met est à l’origine de cette priorité accordée au Festival d’Opéra.

«Ça faisait l’affaire du Met et ça faisait aussi l’affaire de Robert Lepage de préparer sa production au Canada», souligne Grégoire Legendre. Comme la célèbre maison propose régulièrement des œuvres de répertoire, il aurait été impensable d’en investir la scène pour répéter comme c’est possible de le faire au Grand Théâtre, ajoute-t-il.

Bien que les costumes aient été conçus dans la Grosse Pomme, les installations lumineuses et la tour mécanique ont été construites à Varennes, près de Montréal.

«L’amour de loin» sera présenté à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec le 30 juillet et les 1er, 3 et 5 août à 20h. Mise en scène de Robert Lepage, avec des costumes, décors et accessoires de Michael Curry. Mettant en vedette Phillip Addis (Jaufré Rudel), Erin Wall (Clémence) et Tamara Mumford (Le Pèlerin).

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