POLITIQUE

Le ministre Blais annonce la fin des élections scolaires (VIDÉO)

29/05/2015 10:27 EDT

QUÉBEC - Le ministre de l'Éducation a confirmé vendredi la fin des élections scolaires dans leur forme actuelle.

Devant le congrès de la Fédération des commissions scolaires tenu à Laval, François Blais a réitéré sa volonté de mettre fin aux élections scolaires, tel qu'il l'avait annoncé au mois d'avril dernier.

La réforme que proposera le ministre s'accompagnera de fusions parmi les 72 commissions scolaires du Québec. Le projet de loi devrait être déposé l'automne prochain.

La Commission scolaire de Montréal ne sera toutefois pas visée par ce réaménagement. «Il n'y a aucun projet particulier pour aujourd'hui par rapport à la CSDM d'être scindée», a dit le ministre Blais en point de presse vendredi.

Les parents d'élèves occuperont une plus grande place dans la nouvelle structure, a expliqué le ministre. Sans remplacer la totalité du conseil d'administration, «il devra absolument y avoir des parents», a-t-il dit. «C'est la voie de passage pour justifier une réforme aussi importante.»

Il est trop tôt pour savoir ce qu'il adviendra de la taxe scolaire. «Il y a différents scénarios qui sont à l'étude», a dit François Blais.

«C'est un outil complexe, a-t-il ajouté. Ce serait étonnant qu'il disparaisse complètement du jour au lendemain.»

L'automne dernier, son prédécesseur, Yves Bolduc, avait annoncé que l'élection scolaire du 2 novembre serait un «test de crédibilité». Le taux de participation a finalement été de moins de 5%.

«Enfin», dit la CAQ

«J'ai envie de dire 'enfin'», lance le critique de la CAQ en matière d'éducation, Jean-François Roberge. Son parti propose depuis sa fondation de réformer les commissions scolaires, tout comme le faisait l'ADQ avant sa fusion avec la CAQ.

Le gouvernement Couillard a toutefois permis la tenue d'élections scolaires l'an dernier, au coût approximatif de 20 millions$, note Jean-François Roberge. «C'est l'ultime gaspillage de fonds publics, cette élection-là», dit-il.

«En ce moment, il y a des coupures de services, rappelle-t-il. Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes en ce moment qui auraient besoin d'orthophonie, d'orthopédagogie, qui trouvent que c'est un peu trop tard comme geste.»

INOLTRE SU HUFFPOST

11 controverses du gouvernement Couillard