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Le fils de la consule du Canada à Miami demande sa libération sous caution

29/05/2015 02:54 EDT | Actualisé 29/05/2015 02:55 EDT
CP/HO

MIAMI _ Les audiences pour la libération sous caution du jeune fils de la consule générale du Canada à Miami se poursuivaient vendredi pour la deuxième journée.

Marc Wabafiyebazu, âgé de 15 ans, fait notamment l'objet de deux chefs d'accusation de meurtre. La poursuite s'oppose à sa libération sous caution en invoquant les déclarations du jeune homme lors de son arrestation et son interrogatoire. La défense, de son côté, tente de démontrer que les policiers ne lui ont pas accordé toute la protection juridique à laquelle il avait droit.

Le 30 mars dernier, quelques semaines après avoir célébré ses 15 ans, Marc Wabafiyebazu attendait dans la Mercedes de sa mère pendant que son frère Jean, âgé de 17 ans, et un autre jeune homme étaient tués par balle dans un appartement. La police soutient que ce sont les deux victimes qui se sont tirées dessus, lorsque Jean Wabafiyebazu a tenté de voler son revendeur de marijuana.

La police de Miami ne croit pas, en effet, que Marc Wabafiyebazu a tué l'une des deux victimes. Mais en vertu des lois de l'État de Floride, on peut être accusé de complicité pour meurtre si quelqu'un perd la vie, même accidentellement, pendant que l'on commet un crime grave _ dans ce cas-ci: un vol à main armée. L'adolescent, qui sera jugé devant un tribunal pour adultes, risquerait alors la prison à perpétuité.

Habituellement, pour ce genre d'accusations, la libération sous caution n'est simplement pas envisageable, mais en faisant entendre la preuve de la poursuite, les avocats du jeune Canadien tentent de démontrer qu'il n'a rien à voir dans cette histoire qui ne concerne que son frère.

La mère des deux garçons, Roxanne Dubé, nommée consule générale du Canada à Miami en novembre 2014, assiste aux audiences. Elle a indiqué à La Presse Canadienne qu'elle témoignerait pour obtenir la libération de son fils.

Lors de la première journée d'audiences, mercredi, l'enquêteur Rolando Garcia a témoigné que Marc Wabafiyebazu lui avait craché au visage au moment de son arrestation, et qu'il avait plus tard menacé de le tuer. C'est pourquoi il ne lui avait pas lu ses droits, parce qu'il n'avait pas l'intention de l'interroger.

Deux autres jeunes hommes, qui se trouvaient sur les lieux du drame, ont aussi été accusés dans cette affaire.

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