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27/05/2015 02:28 EDT | Actualisé 31/05/2015 06:38 EDT

Dodge Charger Hellcat 2015, gros méchant minet (ESSAI/PHOTOS)

Courtoisie

Je suis un fan. Point. Je pourrais, en fait, arrêter mon évaluation du Dodge Charger SRT Hellcat 2015 ici, et elle serait complète, du moins de mon point de vue. Évidemment, les mauvaises langues diront que je ne suis pas objectif, et que mon test est un peu court. Ce qui n’est pas faux, évidemment. Je me dois donc d’offrir un peu plus d’information.

Une décision qui est la bienvenue d’ailleurs que celle d’offrir plus de détails puisque, même si je suis un fan, tout n’est pas parfait. On a beau être un mordu indéfectible des Canadiens de Montréal, on est quand même capable de voir que PK Subban prend trop souvent de stupides pénalités…

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Dans le cas du Dodge Charger Hellcat, sa pénalité, c’est son trop grand talent. Après tout, qu’est-ce qui distingue ce Charger de tous les autres muscle car? Rien de moins que son incroyable et abusive mécanique de 707 chevaux. Imaginez, ainsi outillé et sans beaucoup d’effort, j’ai réalisé le 0 à 100 kilomètres à l’heure en moins de 4,6 secondes. Tout cela en appuyant simplement sur l’accélérateur.

Pas question ici de jouer les vedettes du « drag strip » et de mettre à profit le « launch control », ce dispositif qui permet de retrancher de précieux dixièmes à tous les départs. Non, un simple départ arrêté sur une chaussée pas plus chaude qu’il ne le faut. Bref, le HellCat fait la preuve de sa puissance monstre dès qu’on appuie sur l’accélérateur.

Quelqu’un l’a comparé à un train de marchandises qu'on lance à fond de train, ce qui n’est pas faux. Le Dodge Charger n’a rien de la délicate voiture sportive allemande, ou de la raffinée et élégante et surpuissante japonaise. Au contraire, le Charger s’affiche avec aisance comme le roi des muscle car, ramenant son lourd poids et sa silhouette rebondie bien en évidence.

C’est justement cela qui fait son charme. Le Charger est spacieux, les passagers profitent de tout le dégagement dont ils ont besoin, et même les passagers arrière (lire ici mon bougonneux ado et sa copine qu’il nous a enfin présentée) n’ont rien trouvé à redire quant à l’espace disponible. Il est vrai que lorsque nous sommes assis au centre de la banquette arrière, la randonnée devient vite inconfortable. Mais pour quatre, tout est parfait.

Même le vaste espace de chargement est sans reproche, et facile d’accès. Je comprends maintenant pourquoi les corps policiers optent pour ce genre de voiture : peu importe ce qu’ils transportent dans la valise, ils auront tout l’espace souhaité.

Le tableau de bord est bien pensé, relativement ergonomique et affiche beaucoup d’appliques en fibre de carbone du plus bel effet. L’écran central affiche le système de navigation ainsi que les fonctions SRT.

J’oubliais, on m’a aussi dit que le système audio était de grande qualité. Je vais devoir croire les interlocuteurs sur parole, puisque j’ai été trop préoccupé à apprécier le ronron du moteur tout au long de mon essai pour me consacrer à autre chose.

On peut distinguer les SRT Hellcat des versions moins excentriques de la Charger par leur grille de calandre noircie à motif de nid d'abeilles ainsi que par des jupes latérales et des parechocs avant et arrière plus agressifs. Les versions SRT reposent aussi sur de larges pneus 275/40ZR20 enveloppant des jantes en alliage forgé. Une véritable bête féroce!

Les stylistes de la Dodge Charger 2015 ont dû créer une nouvelle voiture en recyclant quelques composants. Les portes arrière, le toit et les surfaces vitrées sont identiques à ceux de l'ancienne génération, mais la carrosserie redessinée s'avère plus musclée et moins lourde.

À l'intérieur, on retrouve un nouveau volant, un nouveau levier pour la boîte de vitesse ainsi que des commandes de climatisation révisées. Du cuir Nappa avec des insertions en Alcantara, des sièges avant chauffants et ventilés ainsi que des sièges arrière et un volant chauffant figurent de série, tout comme une clé intelligente et un système d'infodivertissement Uconnect 8.4A avec entrées USB et carte mémoire SD.

Dodge Charger Hellcat 2015


Hellcat comme dans méchant minou

Quand on conduit une Hellcat, on nous remet deux clés : une noire et une rouge. La noire est pour les débutants. Elle limite la puissance de la voiture à 500 chevaux, et ne permet pas de tirer profit de tous les réglages, incluant ceux pour la piste.

Une fois la clé rouge en main cependant, le paradis de la performance s’ouvre. D’une part, le moteur 6,2 litres Hemi suralimenté affiche toute sa cavalerie de 707 chevaux. D’autre part, il est possible de régler la voiture en détail, modifiant la rigidité des suspensions, la qualité des passages de vitesse (car le Hellcat est automatique), le temps de réponse, bref, tout ce qu’un pilote souhaite contrôler quand il prend le volant.

Pour mieux savourer le tout, un tableau permet même d’enregistrer les performances, les temps d’accélération et de freinage et les forces G, rien de moins. On a besoin de ce genre de truc quand on détient le titre de berline la plus puissante au monde comme c’est le cas de la Charger Hellcat.

En fait, pour 64 495 $ de base, vous obtiendrez l'une des rares berlines capables d'atteindre 100 km/h en environ 4,0 secondes et de franchir le quart de mille en 11,0 secondes. La vitesse de pointe, elle, s'élève à 328 km/h.

Le Charger Hellcat n'est donc pas à laisser entre n'importe quelles mains. Il faut aussi mentionner que nous avons affaire ici à un véhicule passablement lourd et surtout, très exigeant.

Après quelques tours de pistes, il est évident que le chat ne pardonne pas : il fait sentir tout son poids à chaque mouvement dynamique, et exige une précision exceptionnelle, surtout dans les virages les plus serrés.

Une fois lancé en ligne droite, il donne l’impression de pouvoir s’envoler. Un virage serré vers la droite en fin de ligne demande cependant beaucoup de précautions pour éviter la fausse manœuvre. Il est vrai que je n’ai rien d’un pilote de course professionnel, mais j’ai tout de même assez d’expérience derrière le volant pour me rendre compte des exigences du Dodge Charger Hellcat dans ce domaine.

Malgré tout, il faut bien l’avouer, la sensation indescriptible de pousser à fond et de mouvoir cette lourde machine avec autant d’aisance garantit une dose de frissons que rien d’autre ne peut égaler. Ou presque…

Maintenant, vous comprenez pourquoi je suis un fan. Vous comprendrez aussi qu'une telle voiture est totalement inutile sur nos routes, et que la version R/T est bien suffisante si vous voulez vous balader en Charger propulsée par un moteur V8. Je l’avoue cependant, rien ne remplace le gros frisson que procure l’accélération du gros méchant minet qu’est la Hellcat.

Source: LuxuryCarMagazine.com

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