BIEN-ÊTRE
27/05/2015 01:28 EDT | Actualisé 27/05/2015 02:31 EDT

«Deuxième édition» : une nouvelle boutique en ligne pour tous les budgets et toutes les tailles

Julie Artacho

Robes colorées, tuniques imprimées et chaussures de toutes sortes jonchent les locaux de Deuxième édition. Au milieu de ce fouillis organisé, Catherine Paiement-Paradis, le cerveau derrière cette boutique en ligne de seconde main nouveau genre, dont l’ouverture est prévue pour la mi-juin.

« Je veux démocratiser la mode, rendre ça beaucoup moins intimidant que ça peut l’être », lance d’emblée Catherine. Après des années de magasinage insatisfaisant, elle a choisi de créer sa propre plateforme. Un site qui regrouperait à la fois des trouvailles de luxe et des vêtements de marques plus abordables et populaires le tout, dans toutes les tailles. « Je veux permettre aux filles de tous les budgets et de toutes les tailles de magasiner sur mon site. Mon but c’est d’offrir ça à tout le monde », assure-t-elle.

Une philosophie qu’elle applique en offrant des vêtements allant des tailles 0 à 24. « C’est juste un site pour toutes les femmes, je veux que ce soit une place où elles sont toutes sur le même pied », affirme Catherine.

Détour inattendu

C’est de cette envie de démocratiser la mode et la rendre accessible à toutes les tailles, sans étiqueter automatiquement les femmes selon leur grandeur de pantalon, qu’est née Deuxième édition. Ancienne responsable de la section reportage et culture d’un magazine, Catherine avait toujours eu envie de se lancer en affaires, mais la mode est arrivée par hasard. « Je me disais que j’allais me partir un magazine web, mais ça a pris une autre tournure. J’avais envie de prendre une pause des mots, envie de me plonger dans quelque chose de plus manuel. Je n’avais plus le goût de lire les textes des autres, je voulais faire une job de menuiserie, d’une façon plus féminine », raconte la femme d’affaires.

Le texte se poursuit sous la galerie.

Deuxième édition


Magasiner vert

Ce qui différencie Deuxième édition des autres plateformes de magasinage en ligne, c’est son offre de seconde main. « En général, ce sont des morceaux qui ont déjà été portés, même si plusieurs morceaux sont neufs, ils sont déjà sur le marché », soutient Catherine.

Les morceaux proviennent de toutes sortes de sources, que Catherine refuse de dévoiler. « J’ai mes fournisseurs », laisse-t-elle glisser avec un sourire. Celle qui avoue un brin gênée vouloir devenir une référence dans son domaine a plus d’un tour dans son sac pour diversifier son offre. « Je vais faire de la consigne, un genre de prêt que les filles me font de vêtements que je vais revendre pour elles. Je me suis engagée à redonner 40% de la vente d’un morceau. Je fais ça seulement sur les pièces de designer vraiment top, par contre, que je peux revendre 100$ et plus, dans ma section trouvailles de luxe », explique-t-elle.

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Si elle avoue ne pas être une sainte côté magasinage, Catherine espère tout de même faire sa part pour la planète avec Deuxième édition. « Mon site, c’est aussi une façon de contrer la fast fashion, qui n’est pas bonne pour environnement, pas bonne pour les travailleurs de cette industrie, souligne Catherine. C’est une façon de ralentir à petite échelle, de prendre ce qui est déjà sur le marché et d’être capable de réinsérer ces morceaux-là dans les garde-robes des filles. »

En attendant l’ouverture de la boutique, il est possible de retrouver Deuxième édition sur Facebook et Instagram.

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