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Poussière à Limoilou: audition d'une autre demande de recours collectif

26/05/2015 06:15 EDT | Actualisé 26/05/2015 06:15 EDT
Radio-Canada

Après avoir autorisé un premier recours collectif relativement à l'épisode de poussière rouge qui s'est déposée dans Limoilou le 25 octobre 2012, la Cour supérieure a entendu lundi une autre demande d'autorisation en recours collectif, cette fois pour tous les épisodes que l'organisme Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec dit avoir répertoriés.

« C'est la suite du premier recours pour l'ensemble de la période, l'ensemble des événements », explique l'avocat des demandeurs, Me Michel Bélanger.

« On a bon espoir que ce soit autorisé. L'inverse serait étonnant », dit-il, faisant référence au premier recours autorisé contre Arrimage Québec en octobre 2014 par le juge Pierre Ouellet.

Michel Bélanger mentionne qu'à la suite de l'épisode d'octobre 2012, les données que les membres de l'organisme Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec ont obtenues « ont permis de démontrer [...] que les gens vivent dans un nuage assez constant de poussière, de métaux lourds ».

Vers un seul procès?

Les requérants souhaitent toujours qu'un seul procès ait lieu pour tous les épisodes de poussière.

Me Bélanger précise cependant que « le Port de Québec a demandé au juge de scinder en deux événements », c'est-à-dire celui du 25 octobre 2012 et les autres épisodes antérieurs et subséquents.

Me Bélanger garde néanmoins bon espoir que les deux recours collectifs seront éventuellement regroupés et qu'un seul procès aura lieu.

« On est aussi bien d'en faire un seul et regrouper l'ensemble des faits », résume Me Bélanger.

Jusqu'à 50 000 personnes touchées

La porte-parole du groupe de citoyen qui se bat pour préserver la qualité de l'air dans Limoilou, Véronique Lalande, estime que jusqu'à 50 000 personnes pourraient prendre part au recours collectif.

« On devait déterminer un périmètre, dans notre cas c'est un périmètre qui inclus quelques quartiers, donc c'est la zone la plus densément peuplée », explique-t-elle.

La résidente de Limoilou dénonce encore une fois les pratiques d'Arrimage Québec. « Selon nous, si tu veux continuer de mener des activités de cette hauteur là à l'intérieur d'un milieu densément peuplé, ça commande des mesures plus importantes. C'est-à-dire un port à couvert où l'ensemble des opérations et de l'entreposage se fait sous couvert. »

Avec la demande de recours collectif, les résidents espèrent être dédommagés pour tous les épisodes de poussières survenus au cours des 3 dernières années.

Dans le premier recours, les requérants pourront réclamer à l'administration portuaire de Québec et à Arrimage Québec un dédommagement de 3000 $ par foyer visé. Cela représente 2000 $ pour les travaux de nettoyage et 1000 $ pour les inconvénients reliés à cet épisode.

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