POLITIQUE

Commissaire à l'éthique: les libéraux et caquistes devront assumer les conséquences de leurs gestes, dit PKP (VIDÉO)

25/05/2015 04:37 EDT | Actualisé 25/05/2015 07:24 EDT

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a mis ses adversaires en garde, lundi, contre la tentation d'utiliser contre lui une commission parlementaire qui doit réfléchir sur le code d'éthique des députés.

M. Péladeau a affirmé que les libéraux et caquistes devront assumer les conséquences de leurs gestes s'ils instrumentalisent politiquement l'analyse du rapport du commissaire à l'éthique Jacques Saint-Laurent, prévue mardi en commission parlementaire.

Lors d'un point de presse alors qu'il faisait campagne avec son candidat Clément Laberge, en prévision d'une élection partielle, M. Péladeau a reconnu que la commission parlementaire qui entendra M. Saint-Laurent est nécessaire puisqu'il était prévu qu'il soit entendu.

M. Péladeau a cependant exprimé le souhait que les députés libéraux et caquistes participant à la commission s'en tiennent au contenu du rapport, dont certaines des recommandations évoquent toutefois indirectement la situation du chef péquiste.

Dans le document déposé l'hiver dernier à l'Assemblée nationale, le commissaire Jacques Saint-Laurent recommande de revoir les règles sur les conflits d'intérêts pour les simples députés qui détiendraient des actifs qui les placent dans des "situations exceptionnelles".

M. Saint-Laurent souhaite également que les parlementaires précisent quelles sont les instructions qu'un membre de l'Assemblée nationale peut donner à son fiduciaire.

Au cours des derniers mois, libéraux et caquistes ont répété que la situation de M. Péladeau, en raison de sa position d'actionnaire de contrôle du conglomérat Québecor, était incompatible avec ses fonctions politiques.

Lundi, M. Péladeau a répété qu'il placera volontairement ses actifs dans une fiducie sans droit de regard, alors que seuls les membres du conseil des ministres doivent se conformer à une telle exigence.

Le chef péquiste interdira toutefois à son fiduciaire toute vente d'actifs, une instruction que ses adversaires jugent incompatible avec le concept de fiducie sans droit de regard.

M. Péladeau a déclaré lundi qu'il souhaite éviter toute instrumentalisation politique de cette commission parlementaire, qui entendra également la semaine prochaine le jurisconsulte Claude Bisson.

"Si maintenant on décide de faire autre chose et qu'effectivement on l'instrumentalise politiquement, le cas échéant ce seront ceux qui ont décidé de s'engager dans cette direction qui auront à subir les conséquences des gestes qu'ils posent", a-t-il dit.

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