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Le lobby canadien proarmes en congrès pour la 1re fois au Québec

23/05/2015 12:54 EDT | Actualisé 23/05/2015 12:54 EDT
Radio-Canada.ca

L'Association canadienne pour les armes à feu (ACAF) tient son congrès annuel cette fin de semaine à Québec. C'est la première fois que le regroupement organise son événement annuel dans la province.

Le nombre croissant de propriétaires d'arme à feu dans l'est du pays et l'intérêt grandissant de la plus jeune génération pour les armes à feu, notamment au Québec, a poussé l'ACAF à tenir son congrès dans la capitale, disent les organisateurs.

L'ACAF, qui revendique 75 000 membres au pays, défend les droits des propriétaires d'armes à feu et tente d'influencer les pouvoirs législatifs en leur faveur. Le pendant américain de l'ACAF est la puissante National Riffle Association.

Registre des armes

Profitant de la tenue de son congrès annuel, l'ACAF a réagi à la volonté de la ministre québécoise de la Sécurité publique, Lise Thériault, de déposer prochainement un projet de loi portant sur la création d'un registre québécois des armes à feu.

La décision de Québec survient après que la Cour suprême du Canada ait autorisé, à la fin du mois de mars, la destruction des données québécoises du registre des armes d'épaules, ce que contestait le gouvernement québécois.

Or, pour Sheldon Clare, président de l'ACAF, l'existence même d'un tel registre ne servira à rien. La ministre Thériault fait fausse route, selon lui.

« L'idée qu'un morceau de papier puisse prévenir de mauvais comportements liés aux armes à feu n'a aucun sens », lance-t-il.

« La ministre devrait étudier la question de façon intelligente. »

— Sheldon Clare, président de l'ACAF

« Baser une loi sur l'émotion est une imprudente façon de dépenser l'argent des contribuables », ajoute Sheldon Clare.

La mise sur pied d'un registre québécois des armes à feu pourrait coûter 30 millions de dollars, selon une estimation préliminaire.

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