POLITIQUE

Places en garderie: les «amis» libéraux passent à la caisse, selon le PQ

21/05/2015 01:48 EDT | Actualisé 21/05/2015 03:02 EDT
STUDIO ALIJN/Flickr

QUÉBEC _ Pour enrichir "leurs amis", les libéraux tolèrent un marché spéculatif de revente de places en garderies privées subventionnées, soupçonne le Parti québécois.

Le député péquiste Mathieu Traversy a évoqué ce scénario, jeudi, après avoir demandé en vain à la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, de condamner le marché de revente très lucratif auquel s'adonnent certains entrepreneurs.

Selon ce que rapporte le Journal de Montréal, des entrepreneurs ayant reçu un permis du ministère de la Famille il y a quelques années pour à peine 1000 $ le revende aujourd'hui pour plus de 2 millions $.

Ces dernières années, la valeur de ces permis a connu une croissance fulgurante.

En 2010, le prix exigé pour l'achat d'un permis de 80 places s'établissait à environ 600 000 $, un montant trois à quatre fois moins élevé que celui demandé aujourd'hui.

Ce montant ne comprend pas l'achat d'un immeuble, ce qui fait que la facture peut dépasser les 3 millions $, en fonction de l'emplacement géographique de la garderie.

Le marché est attrayant: une garderie privée subventionnée de 80 places profite d'une aide directe de l'État de plus de 1 million $ par année et touche plus de 152 000 $ de cotisations parentales.

En Chambre, la ministre Charbonneau a refusé de dénoncer ce que le Parti québécois a qualifié de "spéculation sur le dos des enfants".

Tout au plus, elle a donné son appui à une motion du Parti québécois prévoyant la tenue d'une commission parlementaire au mois de juin chargée d'étudier "les mécanismes entourant la vente des garderies privées subventionnées".

En point de presse, le député Traversy a allégué que le marché de revente profite en "grande partie" aux donateurs libéraux qui ont reçu un permis en échange d'une contribution sous la gouverne de Jean Charest.

Ce sont ces mêmes donateurs qui aujourd'hui "s'enrichissent sur le dos des contribuables", a-t-il soulevé.

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