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Burundi: Washington évacue des ressortissants canadiens

17/05/2015 07:26 EDT | Actualisé 17/05/2015 07:27 EDT
Goran Tomasevic / Reuters

Même si la tension a descendu d'un cran au Burundi en fin de semaine, les États-Unis ont continué d'évacuer leurs ressortissants, dimanche, et aidé des citoyens canadiens à sortir du pays.

Le gouvernement américain a offert des sièges à certains citoyens canadiens sur ses vols de départ assistés à destination de Kigali, au Rwanda, selon ce qu'a confirmé à Radio-Canada un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada.

Quatre Canadiens présents au Burundi ont gagné le Rwanda de cette manière, confirme le ministère, qui précise qu'aucun autre départ assisté n'est envisagé en ce moment.

Selon le gouvernement canadien, 346 citoyens canadiens au Burundi sont inscrits au registre des Canadiens à l'étranger. Il ne s'agit que d'une estimation du nombre total de Canadiens dans ce pays puisque l'inscription au registre est faite sur une base volontaire.

Les Canadiens et les Américains qui ont profité d'un vol mis à leur disposition par le gouvernement américain devront débourser environ 620 $US, selon l'ambassade des États-Unis au Burundi.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada recommande depuis quelques jours d'éviter tout voyage au Burundi et suggère à ceux qui voudraient quitter le Burundi de tenter d'abord de prendre un moyen de transport commercial s'ils peuvent le faire en toute sécurité.

Le ministère affirme qu'en date d'aujourd'hui, le Centre de surveillance et d'intervention d'urgence à Ottawa a reçu plus de 95 demandes par courriel et par téléphone concernant le Burundi. Le détail de ces requêtes n'est pas précisé.

Le président burundais réapparaît à Bujumbura

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a effectué dimanche sa première apparition publique depuis l'échec du coup d'État fomenté la semaine dernière par le chef

d'état-major de l'armée.

Rentré jeudi soir au Burundi, le président fait face à un mouvement de contestation populaire dans son pays. L'opposition lui reproche de vouloir briguer un troisième mandat en se portant candidat à l'élection du 26 juin, ce qu'elle juge contraire à la constitution. Plus de 20 personnes ont été tuées dans des affrontements entre protestataires et forces de l'ordre depuis le début des manifestations, fin avril.

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