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Festival de Cannes 2015: Les films à surveiller (VIDÉO)

13/05/2015 06:30 EDT | Actualisé 15/05/2015 10:09 EDT

Et c’est parti! Le festival le plus glamour de la planète a déployé son prestigieux tapis rouge de 60 mètres de longueur en face du Grand Palais pour recevoir la crème de la crème du 7e art. Pendant deux semaines, les visages seront tournés sur la Croisette où viendront défiler les grandes vedettes de ce monde. La 68e édition du Festival de Cannes présente cette année 77 longs métrages, toutes sections confondues. Quels sont les films qui feront jaser les 4 500 journalistes accrédités? Suivez les choix du Huffington Post Québec.


Festival de Cannes 2015: Les films à surveiller


SICARIO

Chauvinisme oblige, commençons par Sicario de Denis Villeneuve. Pour la première fois en compétition officielle, le Québécois, qui était déjà passé par les sections La quinzaine des Réalisateurs (Cosmos) et Un certain regard (Un 32 août sur la Terre), réalise ici sa troisième production américaine en adaptant au grand écran le scénario du comédien Taylor Sheridan (Son of Anarchy). On y suit l’enquête d’un jeune agent du FBI (Emily Blunt) dont l’idéalisme sera mis à l’épreuve par l’enfer des narcotrafiquants de la frontière américano-mexicaine. Le film met aussi en vedette Benicio Del Toro et Josh Brolin.

PAULINA

Projeté à la Semaine de la critique, Paulina de l’Argentin Santiago Mitre raconte l’histoire d’une avocate qui décide d’abandonner sa brillante carrière pour se consacrer à l’enseignement dans une région défavorisée. À son arrivée, elle est agressée violemment par une bande de jeunes. Elle découvre alors que certains d’entre eux sont ses élèves. Malgré l’ampleur du traumatisme et l'incompréhension de son entourage, elle n’abandonnera pas ses principes.

LE TOUT NOUVEAU TESTAMENT

De la Quinzaine des réalisateurs, Jaco Van Dormael (Le huitième jour) nous présente une comédie surréaliste portée par un Benoît Poelvoorde en pleine forme. L’acteur belge qui donne la réplique à Catherine Deneuve n’interprète nul autre que Dieu dont la description n’est pas très sympathique. En effet, Dieu est un Bruxellois égoïste qui passe ses journées à boire, battant sa femme à l’occasion. Pour se venger, sa fille divulgue sur Internet les dates de décès de tout le monde. Quel blasphème!

CEMETERY OF SPLENDOUR

Apichatpong Weerasethakul, lauréat de la Palme d’or 2010 avec l’inoubliable Oncle Boonmee, revient à Cannes, mais cette fois dans la section Un certain regard. L’audacieux réalisateur thaïlandais nous plonge dans les méandres fantomatiques d’une région en proie à une mystérieuse maladie.

SEA OF TREES

Dans cette œuvre qui oscille entre rêve et réalité, Matthew McConaughey incarne un Américain à la dérive. Perdu au Japon, il tente de mettre fin à ses jours en plein cœur de la bien nommée «Forêt des suicides», située au pied du Mont Fuji. Sa rencontre avec un homme énigmatique (Ken Watanabe) viendra changer le cours des évènements. Gagnant de la Palme d’or en 2003 grâce à Elephant, Gus Van Sant revient en sélection officielle avec un film obscur et étrange.

THE LOBSTER

Disons-le tout de suite, The Lobster du trop peu connu Grec Yorgos Lanthimos (Prix Un Certain Regard en 2009 avec Canine) risque de faire sensation. Son récit abracadabrant ne passera pas inaperçu. Dans un futur plus ou moins proche, la société devenue dictatoriale interdit le célibat. Les solitaires endurcies sont arrêtées manu militari. Ils ont alors 45 jours pour trouver l’amour, sinon les voilà transformés en animal! Tourné en anglais, The Lobster, sélectionné en compétition officielle, est doté d’une distribution de haut calibre composée de Colin Farrell, Rachel Weisz, Léa Seydoux et Ben Whishaw.

TALE OF TALES

La force d’un cinéaste c’est d’aller vers des chemins imprévisibles. Et c’est le cas de Matteo Garrone. Après Gomorra et Reality, récompensés du Grand Prix du Jury en 2008 et 2012, le réalisateur italien signe avec Tale of Tales une œuvre délicieusement fantastique, adaptée des contes classiques de Giambattista Basile. Ce long métrage réunit Vincent Cassel et Salma Hayek dans un univers baroque peuplé de montres et de monarques lubriques.

LOVE

Méfiez-vous de ce titre. Six ans après le presque iconique Inter the Void, le provocant Gaspar Noé livre de nouveau un film sulfureux que l’on annonce plus scandaleux encore que Nymphomaniac de Lars Von Trier. Présenté comme un «excitant mélodrame sexuel», Love compte bien déstabiliser les bourgeois de la Croisette. Le réalisateur d’Irréversible – un autre de ses films qui avait beaucoup choqué à l’époque de sa présentation en 2002 – s’intéresse à une ancienne histoire d’amour vécu par un homme prêt à tous les excès.

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