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Un groupe dénonce les agressions sexuelles commises par des Casques bleus

13/05/2015 05:50 EDT | Actualisé 13/05/2015 05:59 EDT
ASSOCIATED PRESS
A United Nations flag waves as Spanish U.N. peacekeepers carry out a foot patrol in the disputed Chebaa Farms area between Lebanon and Israel, in southeast Lebanon, Tuesday Feb. 24, 2015. A Spanish peacekeeper was killed in south Lebanon last month during a flare-up in hostilities between Israel and Hezbollah. The U.N. peacekeeping force known as UNIFIL has been deployed in south Lebanon since 1978 and monitors the border between Lebanon and Israel. (AP Photo/Hussein Malla)

OTTAWA _ Un groupe international, dont font partie deux éminents Canadiens, a lancé une campagne dénonçant les agressions sexuelles commises par des Casques bleus et des employés des Nations unies.

Le groupe, baptisé Code bleu, compte parmi ses membres Roméo Dallaire, ex-général et sénateur à la retraite, et Stephen Lewis, ancien ambassadeur du Canada à l'ONU.

Le groupe exige que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, lève l'immunité diplomatique protégeant les employés de l'organisation contre les plaintes judiciaires.

Selon M. Lewis, l'inaction du secrétaire général de l'ONU dans ce dossier rend risible son engagement annuel à ne tolérer aucune agression.

L'une des organisatrices de la campagne, Paula Donovan, affirme que l'appui du Canada est nécessaire car c'est un Canadien, Lester B. Pearson, qui a créé le concept des opérations de maintien de la paix. En raison de cela, le pays a un grand intérêt à en protéger l'intégrité, dit-elle.

La campagne coïncide avec le scandale ayant éclaté le mois dernier en République centrafricaine, où des soldats français sont soupçonnés d'agressions sexuelles contre des garçons, dont certains étaient âgés de 9 ans.

Selon une militante des causes humanitaires, la Mozambicaine Graça Machel _ qui a été la première à documenter la prostitution juvénile dans six pays ayant accueilli des Casques bleus, il y a 19 ans _, ce dernier scandale démontre que la situation a encore empiré.

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