POLITIQUE

Vidéos des forces spéciales : le gouvernement Harper fait son mea-culpa (VIDÉO)

05/05/2015 05:38 EDT | Actualisé 06/05/2015 11:53 EDT

Le bureau du premier ministre reconnait avoir commis une erreur en publiant, sur son site internet, des vidéos qui auraient pu permettre d'identifier des membres des forces spéciales des Forces armées canadiennes basées en Irak et au Koweït.

Pourtant, pour des motifs de sécurité, les médias avaient dû s'engager par écrit à ne pas diffuser les visages de ces soldats, par crainte de représailles du groupe terroriste État islamique (EI).

Ces images ont été tournées par un vidéaste de l'entourage du premier ministre pendant une entrevue livrée par le ministre de la Défense, Jason Kenney. Elles laissent voir certains de ces soldats en arrière-plan.

« Lorsque des préoccupations ont été soulevées au sujet de certaines images, nous avons immédiatement retiré ces images afin de vérifier si les protocoles avaient bien été suivis, a fait valoir par courriel Catherine Loubier, l'attachée de presse du premier ministre.

« Après le deuxième examen, il est devenu clair que deux des vidéos n'auraient pas dû être mises en ligne. Nous regrettons cette erreur et examinons tous les protocoles de publication d'images numériques. »

— Catherine Loubier, l'attachée de presse du premier ministre

La sécurité entourant des membres des forces spéciales avait pourtant été rehaussée depuis les attentats terroristes ayant couté la vie, l'automne dernier, à Patrice Vincent et Nathan Cirillo, respectivement à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa.

Le porte-parole libéral en matière d'affaires étrangères, Marc Garneau, estime qu'il s'agit d'une véritable « stupidité ». Il accuse ceux qui ont pris la décision de les publier d'avoir mis en péril la sécurité des militaires qui combattent le groupe armé État islamique.

« Je suis très frustré. On parle de mettre en danger la vie de nos forces spéciales. Ce sont des gens qui travaillent, si je peux dire, dans l'obscurité. Il ne faut pas que leur visage soit vu, particulièrement par des terroristes. »

— Le député libéral Marc Garneau

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