NOUVELLES

Granby sévit contre les insultes en ligne à l'endroit de policiers (VIDÉO)

05/05/2015 09:11 EDT | Actualisé 05/05/2016 05:12 EDT

MONTRÉAL - La Ville de Granby sévit contre les insultes à l'endroit de policiers ou d'employés municipaux sur Internet. Une modification à un règlement a été adoptée lundi soir en conseil municipal.

L'article 17 du Règlement général à Granby sur les «injures» interdisait déjà à «toute personne de provoquer, d’insulter, d’injurier, de blasphémer ou de molester un agent de la paix ou un officier municipal dans l’exercice de leurs fonctions».

L'ajout a été fait pour inclure des propos tenus sur Internet ou les réseaux sociaux.

Les amendes prévues demeurent les mêmes. Ainsi, quiconque insulte un policier ou un officier municipal de Granby risque une amende entre 100 $ et 1000 $ pour une première infraction. Une seconde infraction peut entraîner une amende entre 200 $ et 2000 $.

Le conseil municipal de Granby, en Montérégie, a approuvé à l'unanimité un ajout à un règlement pour inclure les insultes sur Internet et les réseaux sociaux.

Le maire suppléant Robert Riel a fait valoir, mardi, en entrevue, que Granby était la première ville au Québec à voter un tel ajout au règlement. M. Riel a affirmé que l'idée de renforcer la réglementation avait été suscitée par une page Facebook mise en ligne il y a plus de deux ans appelée «Les policiers zélés de Granby». La page a disparu il y a quelques semaines à la suite d'articles dans les médias.«Les gens se défoulaient, ça prenait une escalade épouvantable», a exprimé le maire suppléant en entrevue téléphonique.

Insulter quelqu'un sur Internet n'est pas différent d'insulter quelqu'un devant soi, a argué M. Riel. «Si on est sur Facebook ou sur Skype, c'est comme si je vous attaque personnellement», a-t-il fait valoir.

«Le conseil municipal est là pour protéger nos employés municipaux, et nous n'accepterons pas que des gens se servent des réseaux sociaux pour les salir, tant ces individus que leurs familles», a dit le maire suppléant.

Il a dit avoir conscience que des avocats pourraient arguer que cela brime la liberté d'expression, tout en ajoutant que la Ville se devait d'agir.«C'est sûr qu'on a le droit de s'exprimer, mais il y a une façon de le dire et il faut garder le respect. Il y a des choses qui sont inacceptables», a dit M. Riel, établissant un parallèle avec l'«intimidation» qui peut sévir dans certaines écoles.«Il faut que ça arrête. Nos dirigeants gouvernementaux devront mettre un pied à terre un jour», a-t-il déclaré.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter

INOLTRE SU HUFFPOST

Manifestation contre la brutalité policière (15 mars 2015)