POLITIQUE

Course à la chefferie du PQ : Ouellet affirme que PKP l'a apostrophée (VIDÉO)

05/05/2015 02:37 EDT | Actualisé 05/05/2015 03:52 EDT

QUÉBEC _ La candidate à la direction du Parti québécois Martine Ouellet a déclaré mardi que le favori dans la course, Pierre Karl Péladeau, l'avait apostrophée d'une manière jamais vue parce qu'il était mécontent d'avoir été questionné au sujet des dispositions anti-briseurs de grève.

Mme Ouellet a expliqué que M. Péladeau s'était plaint de ses interventions lors du premier débat des candidats à Trois-Rivières, en mars, où il avait eu de la difficulté à répondre à ses adversaires.

Selon la candidate, durant cet échange, survenu lors d'un événement dans un cinéma de Montréal deux jours après le débat, M. Péladeau lui a parlé sur un ton inhabituel pour elle dans la sphère politique.

Mme Ouellet a affirmé qu'elle ne s'est toutefois pas sentie intimidée par M. Péladeau, qui jugeait déplacé sa question sur sa position face à un projet de loi déposé par le député péquiste Guy Leclair en 2010, alors que le PQ était dans l'opposition.

Lundi, un autre candidat dans la course, Pierre Céré, a évoqué les colères de M. Péladeau, en affirmant qu'il n'avait pas été le seul à être la cible de propos intimidants de la part du favori.

Mardi, en se rendant à une réunion du caucus péquiste, M. Péladeau a rejeté les affirmations de M. Céré et de Mme Ouellet, tout en reconnaissant que son caractère passionné peut donner lieu à des sautes d'humeur.

"Oui, je suis un être humain et ça peut m'arriver d'être passionné, a-t-il dit. Oui, j'ai une passion pour le Québec et c'est la raison pour laquelle je me suis engagé en politique, pour faire du Québec un pays."

Quelques instants plus tôt, Mme Ouellet avait expliqué comment, tout comme M. Céré, elle avait subi les foudres de M. Péladeau.

"Il n'était pas très content que je lui ai posé des questions sur le Code du travail et sur la loi de Guy Leclair sur les modifications des dispositions anti-briseurs de grève, a-t-elle dit. Mais pour moi, c'est important les travailleurs et il faut que le PQ redevienne le parti des travailleurs et de la classe moyenne."

Mme Ouellet a raconté que M. Péladeau s'était adressé à elle à l'occasion de la projection d'un documentaire sur l'évasion fiscale, sans toutefois dire qu'elle avait été intimidée.

"Je dirais plus apostrophée, c'était suite au débat de Trois-Rivières", a-t-elle dit aux journalistes.

Tout en soulignant que le ton est généralement satisfaisant dans le cadre de la course, Mme Ouellet a affirmé que personne ne s'était adressé à elle de cette façon depuis qu'elle est en politique.

"Non pas comme ça, a-t-elle dit. Mais la course est conviviale."

M. Péladeau s'est étonné des affirmations de Mme Ouellet, en rappelant qu'il avait pris sa défense lorsqu'elle s'est récemment plainte que deux ministres libéraux tenaient des propos intimidants en Chambre.

"Moi je lui ai parlé tout à fait normalement, c'est son interprétation, j'ai été très poli, a-t-il dit. C'est d'ailleurs assez étonnant de la part de Martine, car vous savez probablement que je me suis porté à sa défense lorsqu'elle a fait une sortie, il y a une dizaine de jours, contre l'intimidation du ministre Poëti, j'ai fait une publication (sur Facebook) à cet égard-là."

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