POLITIQUE

Chefferie du PQ: Ouellet également apostrophée par PKP

04/05/2015 10:59 EDT | Actualisé 04/05/2015 11:22 EDT

QUÉBEC - Tout comme Pierre Céré, Martine Ouellet aurait subi les foudres de Pierre Karl Péladeau au cours de la course à la chefferie du PQ, selon son entourage.

L'incident serait survenu le lendemain d'un débat où la candidate a questionné le meneur sur ses positions au sujet de la loi antibriseurs de grève. Les entreprises de Québecor ont subi plusieurs lock-out lorsque Pierre Karl Péladeau en assumait la direction.

Pierre Karl Péladeau aurait apostrophé Martine Ouellet lors d'un événement tenu en soirée le lendemain. «Il était en tabarnac», explique-t-on dans l'entourage de la députée. L'ex-homme d'affaires lui aurait demandé, en substance, pourquoi elle ressortait «des vieilles lois».

«Pierre Karl, arrête de ne pas répondre», lui aurait répliqué Martine Ouellet, exaspérée.

La députée de Vachon devrait s'exprimer sur l'incident mardi devant les journalistes de la presse parlementaire.

Si l'entourage de Mme Ouellet refuse de parler d'intimidation, on juge la réaction disproportionnée par rapport à la question posée lors du débat. «Ce n'est pas une pratique à avoir au sein d'un parti, estime-t-on. Ce n'est pas très constructif pour la suite.»

Plus tôt lundi, Pierre Céré a affirmé que d'autres candidats à la chefferie avaient subi, comme lui, les accès de colère de Pierre Karl Péladeau. Selon un reportage du magazine Maclean's, PKP l'aurait pris à partie au congrès du PQ en février dernier. Pierre Céré venait alors de le surnommer «Citizen Péladeau» — en référence au magnat de la presse du film Citizen Kane —, en plus de le soupçonner de vouloir «se payer un parti politique». «Toi, mon tabarnac, je vais t'acheter. Combien tu coûtes? Tu vas faire fuir plusieurs compagnies du Québec», lui aurait lancé PKP en privé, selon l'échange rapporté en anglais par Maclean's.

L'attaché de presse d'Alexandre Cloutier, Jean Briand, a affirmé lundi que son candidat n'avait été témoin d'aucun des accrochages évoqués par M. Céré. M. Briand a affirmé que le candidat n'a également jamais été la cible de propos intimidants comme ceux rapportés par M. Céré.

Ancien candidat, avant de se rallier à M. Péladeau, le député Bernard Drainville a affirmé lundi qu'il n'avait jamais été l'objet d'intimidation de sa part.

«Au contraire, a-t-il dit avant d'entrer dans une commission parlementaire à l'Assemblée nationale. On a des relations très cordiales.»

Avec La Presse Canadienne

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