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Inconduite sexuelle dans l'armée: le rapport Deschamps dévoilé jeudi

30/04/2015 10:45 EDT | Actualisé 30/06/2015 05:12 EDT
DANIEL MIHAILESCU via Getty Images
A Canadian soldier stands on board of the HMCS Fredericton ship docked at Constanta harbor in Constanta, Romania, on March 13, 2015. NATO Standing Maritime Group-2 (SNMG-2) is one of four groups of the multinational naval NATO forces and is headed by US Admiral Brad Williamson. The group consists of four frigates from Canada, Turkey, Italy and Romania, a cruiser (US ship commander) and an auxiliary vessel from Germany. Romanian Naval Forces are represented in the group by HMS London, other ships are the cruiser USS Vicksburg (USA), frigates HMCS Fredericton (Canada), TCG Turgutreis (Turkey), ITS FGS Spessart Aliseo (Italy) and auxiliary ship FGS Spessart (Germany). The participation of the Romanian Navy at SNMG action group 2 of the Black Sea was planned in 2014 and has as main objective the development of Romanian military interoperability with military sailors of NATO. AFP PHOTO / DANIEL MIHAILESCU (Photo credit should read DANIEL MIHAILESCU/AFP/Getty Images)

OTTAWA - Les Forces armées canadiennes présentent jeudi un rapport très attendu portant sur la façon dont les hauts gradés de l'organisation ont géré les cas d'inconduite sexuelle au sein de leurs rangs. L'enquête indépendante menée par l'ancienne juge de la Cour suprême, Marie Deschamps, contient des révélations explosives qui risquent de plonger l'armée dans l'embarras, selon divers médias.

Le réseau CTV rapporte notamment que le rapport démontrera que la chaîne de commandement militaire n'a pas enquêté de façon adéquate lorsque des cas d'inconduite sexuelle faisaient surface.

L'armée serait aussi pointée du doigt pour avoir toléré un environnement de travail dans lequel les allusions de nature sexuelle et les comportements inappropriés du même ordre étaient légion.

Le document, qui est entre les mains de l'armée depuis environ un mois, sera rendu public jeudi à Ottawa.

Une conférence de presse réunissant entre autres le chef d'état-major de la défense, le général Tom Lawson, ainsi que Mme Deschamps se tiendra en après-midi.

L'enquête a été déclenchée à la demande du général Lawson après que les magazines L'actualité et Maclean's eurent publié des reportages accablants qui concluaient que les cas d'agressions sexuelles dans l'armée atteignaient aujourd'hui une fréquence sans précédent.

Lors de son témoignage devant un comité des Communes, en mai dernier, M. Lawson avait dénoncé toute inconduite sexuelle et s'était dit troublé par les allégations.

Mais il avait refusé d'adhérer à la thèse selon laquelle la violence sexuelle et le harcèlement font partie intégrante de la culture militaire. Il avait aussi encouragé les présumées victimes à faire confiance au système et à porter plainte.

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