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05/04/2015 07:00 EDT | Actualisé 05/04/2015 07:00 EDT

Exécutif de l'ASSÉ destitué : un signe de faiblesse de la grève, dit la Fondation 1625

Radio-Canada.ca

La Fondation 1625, qui milite pour défendre les intérêts des étudiants contre les grèves, est d'avis que la destitution de l'exécutif de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) démontre la faiblesse des grèves étudiantes au Québec.

« Je crois que c'est le signe que la grève de l'ASSE ne fonctionne pas aussi bien qu'elle le pensait », a réagi dimanche matin Miguaël Bergeron, porte-parole de la Fondation 1625.

Les membres du comité exécutif de l'ASSE, qui réunit ce week-end à huit clos ses membres à Salaberry-de-Valleyfield, ont été destitués après avoir suggéré de reporter la grève à l'automne.

Les étudiants sont divisés sur la direction que doit prendre la grève. Dans un texte de réflexion, l'exécutif de l'ASSE a dit songer à l'idée de reporter la grève, pour mieux la reprendre à l'automne avec les syndicats. Des militants se sont toutefois opposés à cette idée.

« On va être présent à l'automne »

Même si peu de détails ont filtré jusqu'à maintenant du congrès de l'ASSE, notamment au sujet de la poursuite de la grève dans quelques mois, le porte-parole de la Fondation 1625 n'entend pas lâcher le morceau. Elle sera là l'automne prochain, promet-elle.

« On va [...] être présent à l'automne s'ils décident de poursuivre leur mouvement de grève »

— Miguaël Bergeron, porte-parole de la Fondation 1625

Miguaël Bergeron ne croit pas que l'éventuelle union des associations étudiantes avec les syndicats l'automne prochain donnera une quelconque légitimité aux grévistes et à leurs méthodes.

« Est-ce qu'avec les syndicats, leurs moyens vont devenir plus acceptables du jour au lendemain? Je ne le crois pas. Les associations étudiantes, présentement, quand elles font des revendications, n'ont pas de légitimité, vu les moyens qu'elles utilisent », dit le porte-parole de la Fondation 1625.

Selon Miguaël Bergeron, la population ne se range pas derrière les moyens employés par les étudiants en grève.

« Généralement, ce qu'on observe nous, c'est que la population n'approuve pas les moyens qui sont utilisés, que ce soit l'intimidation ou le blocage des salles de classe », avance-t-il.

La Fondation 1625 a multiplié les recours juridiques pour obtenir des injonctions afin de permettre aux étudiants qui n'ont pas voté pour la grève d'assister à leurs cours.

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