Une manifestation non-mixte réservée aux femmes aura lieu à Montréal

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Le collectif féministe Hyènes en jupons lance un appel à manifester dans les rues de Montréal, mardi 7 avril prochain. Un appel réservé aux femmes pour une manifestation de soir non mixte.

Dans la description de l'événement, le collectif explique sa volonté de faire une manifestation sans homme « parce que de nombreuses féministes préfèrent se regrouper en non-mixité ». Selon les organisatrices de l'événement, dans les manifestations féministes mixtes, «il y a des hommes qui ne comprennent pas leur rôle d'allié».

Le message de ce regroupement est la dénonciation entre autres de «l'austérité patriarcale» et des «mesures gouvernementales sexistes, transphobes, homophones». De façon plus large, il s'agit aussi d'un plaidoyer contre «la culture du viol et [les] oppressions quotidiennes [que vivent les femmes]», toujours selon la description de l'événement.

« Les commentaires qui remettent en question la non-mixité ne seront pas tolérés. La page de l'événement tout comme la manif sont des espaces non mixtes » — Le collectif Hyènes en jupons dans la description de l'événement sur Facebook

Pour éviter de «perdre du temps et de l'énergie», les publications sur l'événement ont été désactivées.

Pourquoi la non-mixité?

Dans un document publié en 2014, L'R des centres de femmes du Québec parle de l'importance de la non-mixité dans les centres de femmes québécois. L'R justifie cette position par le «besoin de se réunir [entre femmes)) pour comprendre et dénoncer le patriarcat et la discrimination systématique envers les femmes, qui continue de secondariser les femmes aux hommes dans notre société».

Sur sa page Facebook, Hyènes en jupons a aussi partagé un texte qui explique ce qu'est la non-mixité et pourquoi elle est jugée nécessaire, autant dans les luttes féministes que contre le racisme.

«La pratique de la non-mixité est tout simplement la conséquence de la théorie de l’autoémancipation. L’autoémancipation, c’est la lutte par les opprimés pour les opprimés. [...] Car dans les groupes mixtes, Noirs-Blancs ou femmes-hommes, et en général dans les groupes dominés-dominants, c’est la vision dominante du préjudice subi par le groupe dominé qui tend à… dominer. Les opprimés doivent non seulement diriger la lutte contre leur oppression, mais auparavant définir cette oppression elles et eux-mêmes.»

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