BIEN-ÊTRE

Stefania Ferrario et ces mannequins "grande taille" qui ne veulent plus être étiquetés "plus-size"

23/03/2015 12:19 EDT | Actualisé 23/04/2015 09:39 EDT
Instagram

Elle s'appelle Stefania Ferrario, elle est mannequin, point à la ligne. À 21 ans, l'Australienne égérie de la marque de lingerie de Dita Von Teese est à l'origine d'un mouvement de révolte des modèles dites "plus-size" en anglais ou "grande taille" dans notre langue.

"Drop the plus", clame-t-elle sur les réseaux sociaux à grand renfort de hashtags depuis un mois. "Lâchez le 'plus'" en français. Un cri de guerre pour qu'elle et les autres mannequins de cette catégorie ne soient plus considérées comme différentes, hors normes.


"Je suis mannequin, point barre. Malheureusement dans l'industrie du mannequinat si vous faites plus qu'une taille 36 vous êtes considérée comme 'plus-size', et je suis donc toujours labellisée comme mannequin grande taille. Je ne trouve pas que ça soit stimulant", a écrit Stefania Ferrario en légende de cette photo. "Il y a quelques jours Ajay Rochester a demandé à l'industrie d'arrêter d'utiliser le terme 'plus size' en pointant du doigt que c'était blessant et dangereux pour les esprits des jeunes filles. Je la soutiens à 100% et partage son avis. Faisons en sorte qu'il y ait des modèles de toutes formes, tailles et ethnicités mais laissons tomber les étiquettes. Je ne suis PAS fière d'être appelée "plus" mais je suis fière d'être appelée 'mannequin', c'est ma profession!"

Stefania Ferrario a en effet repris le combat de sa compatriote, actrice et présentatrice Ajay Rochester qui a publiée cette photo sur Instagram.



"Je suis une femme, POINT BARRE", a revendiqué Ajay Rochester en lançant le mot-clé #DropThePlus. Un coup de gueule après la campagne d'une autre mannequin australienne, Laura Wells, qui revendiquait son étiquette "Plus size" et la trouvait "stimulante" pour les femmes dont le physique ne correspond pas aux canons de beauté et aux mensurations "idéales" du monde de la mode.

Robyn Lawley, une autre mannequin australienne, partage le point de vue de Stefania Ferrario. "Il est ridicule de m'appeler 'plus size'", a dénoncé l'une des mannequins dites 'grande taille' les plus populaires au monde sur son compte Instagram.


Avec de tels soutiens, la cause d'Ajay Rochester et Stefania Ferrario ne devraient pas rester cantonnée longtemps aux modèles australiennes. La presse anglosaxonne a commencé à s'emparer du combat avec notamment un article de Buzzfeed aux Etats-Unis ce 23 mars. Et déjà, la cause divise les mannequins de cette catégorie.

Laura Wells continue à revendiquer l'intérêt de cette appellation "plus-size" pour défendre des "différences évidentes" avec le reste de la profession et ses standards. Mais Stefania Ferrario est prête à lui faire un dessin, si elle ne rejoint pas sa cause.

"Un cercle, toujours un cercle"


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