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«Lance et compte» : une finale-choc pour Suzie Lambert (SPOILER)

16/03/2015 10:31 EDT | Actualisé 16/03/2015 10:32 EDT
Courtoisie

Les fidèles de Lance et compte ont vécu un grand moment de tristesse, lundi soir. Juste avant que ne s’achève le dernier épisode, Suzie Lambert, 44 ans, qui venait de donner naissance prématurément à un petit garçon en pleine forme, a poussé son dernier soupir et est décédée, pendant que son âme sœur Marc Gagnon (Marc Messier) la voyait trépasser à distance, sur écran, alors que le National venait de remporter la coupe Stanley.

Oui, il semble qu’on puisse encore mourir en accouchant en 2015, et c’est avec son dernier-né dans les bras, son beau-frère Pierre (Carl Marotte) à ses côtés, que Marc Gagnon est allé jeter à l’eau les cendres de sa bien-aimée de toujours.

L'article se poursuit après la galerie de réactions des téléspectateurs sur Twitter:

Finale de Lance et Compte: les réactions sur Twitter


C’est donc une page de 30 ans qui se tourne pour Marina Orsini, qui a interprété Suzie Lambert pour la première fois à l’âge de 18 ans et a été des neuf saisons de la télésérie, en plus du film, sorti en 2010. L’actrice se dit sereine devant ce chapitre qui se conclut définitivement, même si elle avoue avoir été surprise en apprenant le sort qui attendait sa Suzie.

«Sur le coup, c’a été un choc, c’est sûr, reconnaît Marina. En même temps, c’est aussi très intéressant. C’est sûr que c’est toute une fin! Mais ça peut arriver. Il y a des gens qu’on ne veut pas voir mourir, et qui meurent quand même. Ça nous fait penser à ça. C’est aussi ça, la vie. C’a beau faire 30 ans qu’on est là, la vie se termine aussi.»

«Suzie fait partie de moi, ajoute-t-elle. J’ai quand même eu la chance de la jouer sur une période de 30 ans, d’interpréter ce personnage qui a été tellement aimé. C’est certain que c’est dommage mais, en même temps, je trouve ça intéressant pour l’histoire.»

Déjà, dans le temps des Fêtes, Marina avait commencé à recevoir des commentaires de téléspectateurs déçus de son départ précipité, étant donné que cet ultime volet de Lance et compte – on suppose que ce sera le dernier, mais l’auteur, Réjean Tremblay, et TVA, pourraient décider d’aller encore de l’avant avec une suite – était disponible pour visionnement exclusif sur Club illico dans la période de Noël. La plupart des adeptes étaient bouleversés de devoir dire adieu à la frangine de Pierre Lambert.

«C’est un parallèle entre la vie et la mort, évalue Marina Orsini. Suzie meurt en accouchant au moment où elle donne la vie, une chose à laquelle elle rêvait depuis au moins 15 ans, dans sa vie. On a beau avoir la médecine et les technologies qu’on voudra, le corps humain, on ne peut pas toujours le contrôler…»

Attention au rythme

Aux débuts de Lance et compte, au milieu des années 1980, Marina Orsini vivait sa toute première expérience de comédienne. Le jour où elle tournait ses premières scènes, elle était arrivée en retard sur le plateau. Le réalisateur de l’époque, Jean-Claude Lord, lui avait rapidement témoigné son mécontentement.

«J’avais 16 ans, se souvient Marina. C’a été la première et la dernière fois de ma vie où j’ai été en retard! Moi, je ne suis jamais en retard. C’a été une grande leçon dans ma vie.»

Récemment invitée à C’est juste de la TV, à ARTV, Marina Orsini a raconté qu’elle avait trouvé difficile le rythme de travail de 30 vies, dont elle a incarné le rôle-pivot à l’hiver et l’automne 2011. Les méthodes et les cadences de tournage ont beaucoup changé depuis les premiers balbutiements de Lance et compte au petit écran, les échéanciers sont de plus en plus serrés et exigeants, et la tendance inquiète Marina.

«Il faut faire attention, aujourd’hui, avise l’animatrice du 5 à 8 de Marina, à Rouge FM. Tout le monde est très bon, ça va vite, mais il ne faut pas prendre ça pour acquis, parce qu’il faut conserver une qualité. Il ne faut pas oublier d’avoir du plaisir. Nous, on est des acteurs, des interprètes, et on fait notre travail dans le plaisir, même quand c’est souffrant ou douloureux, même quand ce n’est pas beau. C’est dans le plaisir qu’on est bons. Donc, il faut faire attention. La technologie a de beaux côtés, oui, ça va plus vite, mais en même temps, on dirait qu’on défie toujours de plus en plus la machine rapide. Et je trouve que c’est dangereux. Le jour où on n’aura plus de plaisir, on ne sera plus bons. Il ne faut pas que ça devienne une usine à saucisses. La saucisse, c’est plate, à un moment donné…»

En plus de son rendez-vous quotidien à Rouge FM, Marina Orsini tiendra les rênes d’un nouveau magazine, en matinée, à Radio-Canada, dès l’automne prochain. Elle y abordera une multitude de sujets en compagnie d’invités et de collaborateurs de tous les horizons.

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