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17e Soirée des Jutra : l'hommage à André Melançon, un «délire collectif» (TWITTER)

15/03/2015 10:07 EDT | Actualisé 16/03/2015 11:11 EDT

«Délire collectif». C’est ainsi qu’André Melançon a décrit l’hommage qu’on lui a rendu dimanche, lors de la 17e Soirée des Jutra, avec la succession de témoignages de ceux qui l’ont côtoyé au fil de sa carrière et l’immense tempête de neige recréée dans la salle du Monument-National, pour évoquer La guerre des tuques. «Vu de la scène, c’était absolument fascinant», a ajouté le cinéaste, parlant toujours de ce «délire», qui l’a bouleversé.

«Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, mais j’ai été très, très touché», a-t-il déclaré.

Certes, il manquait quelques visages pendant ce coup de chapeau. L’absence de Mahée Paiement, dont André Melançon a jadis propulsé la carrière avec le mignon Bach et Bottine, a entre autres beaucoup fait jaser sur les réseaux sociaux. Melançon s’est aussi désolé de ne pas avoir aperçu Mahée parmi les invités, mais était quand même très content du moment que l’organisation des Jutra lui a offert.

«Je vous avoue que j’ai été pris dans un tsunami, ce soir, a-t-il doucement expliqué. Demain, une fois que ça va se déposer, je vais sûrement me dire : «J’aurais aimé voir telle ou telle personne.» Mahée, c’est certain que c’a été une belle rencontre. Dans Bach et Bottine, c’était son premier rôle, et elle était incroyable. Six mois plus tard, elle a accepté de jouer le premier rôle dans un film de fiction que je tournais, Le lys cassé, qui portait sur l’inceste. Elle l’a fait avec une générosité incroyable. Oui, elle me manque, ce soir.»

Quant à Maripierre D’Amour et Cédric Jourde, les Sophie et Luc de La guerre des tuques qui se sont pointés le temps de dire un mot, dimanche, André Melançon dit être en contact avec eux de temps en temps. Il les a beaucoup vus il y a deux ans lors des célébrations entourant le 25e anniversaire de la célèbre histoire de bataille de boules de neige.

En rémission

Son passage dans la salle de presse, dimanche, a été l’occasion, pour André Melançon, de tracer son bilan de santé. L’homme combat une leucémie – un cancer du sang - depuis neuf ans, mais est présentement en rémission.

«Pour le moment, c’est en rémission. Moi, je viens d’Abitibi. Mon médecin a eu une réflexion incroyable en me disant que ma leucémie «hiverne». Je trouve ça beau, pour un petit gars de Rouyn Noranda!»

«Le gros problème, c’est que les traitements de chimiothérapie sont d’une telle violence, que c’a détruit toutes mes défenses immunitaires. J’en ai eu quatre cycles, qui ont duré entre huit et dix mois. Donc, il me manque de l’énergie. Mais, au niveau de la leucémie, c’est réglé», a poursuivi le créateur.

Lorsqu’on s’enquiert de ce qui, selon lui, constitue ses plus belles réussites après toutes ces années de métier, André Melançon répond en homme de famille.

«Mes enfants et mes petits-enfants, a-t-il affirmé. Les films restent, j’aime beaucoup les revoir, ainsi que les gens avec qui j’ai travaillé mais, dans ma vie, j’ai fait un garçon et une fille, et ma fille m’a donné deux petits-enfants extraordinaires. Et ça, ça me touche.»

«Ça fait partie de moi. Comme mes films!», a laissé tomber celui qui dit avoir été un «bon père», mais qui n’a «pas toujours été présent», en raison du travail. «Mais mon fils et ma fille diraient que ce n’est pas vrai», a-t-il spécifié.

Hommage à André Melançon

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